Poilorama - Capture d'écran
Poilorama - Capture d'écran © Arte Creative

Pourquoi dans nos sociétés occidentales le poil doit-il absolument être éradiqué? Qu'est-ce qui nous dégoutent tant ? A quelle partie de notre inconscient nous renvoient-ils? En dix épisodes désopilants Poilorama fait le tour de la question.

On en dénombre plus de 4 millions. Chez l’homme comme chez la femme. Le poil, en retenant la sueur, contribue au refroidissement du corps, nous protège des microbes, des agressions extérieures, comme des frottements. Il est agréable au toucher. S’il capte nos odeurs corporelles, c’est pour mieux nous rendre désirables. Le poil est sensible et peut même traduire nos émotions. Et pourtant… peau lisse partout ! C’est le postulat de départ dePoilorama , passionnante websérie documentaire écrite par Emmanuelle Julien et Olivier Dubois mise en ligne le 1er décembre par Arte Créative.

En dix épisodes de cinq minutes truffés d’archives, Poilorama passe en revue avec humour l’histoire de la représentation du poil dans les arts, la publicité, le cinéma, la presse féminine, pour tenter de comprendre pourquoi aujourd’hui la plupart des femmes ont recours à l’épilation, un acte qu’elles estiment relever de leur choix. Mais l’est-ce vraiment ? Qu’y a-t-il d’inconscient derrière ce geste ? « Le poil est subversif, il disparaît de plus en plus et aujourd’hui l’afficher c’est punk » estime Emmanuelle Julien, par ailleurs spécialiste de la sexualité et du genre. En donnant la parole à des philosophes, des historiens, des plasticiens,Poilorama nous tend un miroir de nos sociétés occidentales et de notre rapport à la pilosité assez poilant.

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