Le très chic magazine américain The New Yorker fête ses 90 ans. Pour l'occasion, le magazine publie neuf couvertures. Chacune reprenant le personnage d’Eustace Tilley, le gentleman muni d'un haut-de- forme que l'on aperçoit sur la première Une du New Yorker , en 1925.

Sonia Devillers, dans son émission L'Instant M du mardi 24 février, revient sur cet anniversaire et propose une interview de la directrice artistique du New Yorker,Françoise Mouly.

The New Yorker , un concentré de l'humeur new-yorkaise

The New Yorkerest un magazine culturel, historiquement hebdomadaire, mais désormais publié 40 fois par an, avec six éditions supplémentaires couvrant deux semaines. Il est reconnu pour son style à la fois humoristique et intellectuel, véritable concentré de l'humeur new-yorkaise. La célèbre rubrique Talk of the Town (Ce qui se dit en ville) commentait autrefois la vie et la culture new-yorkaise. Le magazine est rythmé par ses bandes dessinées , ses caricatures , ses reportages , analyses politiques et ses nouvelles .

Numéro daté du 21 février 2015
Numéro daté du 21 février 2015 © New Yorker
Couverture du 21 février 1994
Couverture du 21 février 1994 © The New Yorker

Eustace TIlley apparaît sur la première couverture du magazine, datant du 21 février 1925 . Ce personnage était le héros d'une série parue dans The New Yorker intitulée The Making of a Magazine , La fabrication d'un magazine . Pour créer ce personnage, la graphiste Rea Irvin s'est inspirée d'une caricature du comte Alfred d'Orsay, par James Fraser, qui a été publiée dans l'Encyclopædia Britannica en 1834. Cette image et ses variantes seront utilisées pour chaque Une de numéro anniversaire du magazine. Le personnage, devenu mascotte, illustrera l'esprit de chaque décennie.

Pour ses 90 ans, The New Yorker propose neuf couvertures inédites reprenant ce personnage.

Françoise Mouly, directrice artistique du magazine The New Yorker, dansl'Instant M :

Françoie Mouly
Françoie Mouly © Radio France / Anne Audigier

En 1925, quand le magazine est né, ils ont voulu attirer les jeunes en se moquant des vieux. Alors ils ont montré un vieux dandy avec un chapeau haut-de-forme et un monocle. Mais au fil des années, le magazine a continué à présenter cette couverture tous les ans, en oubliant un peu l’ironie et l’humour. Dans les années 60, le magazine était lu par des millions de lecteurs, ils se sont identifiés au dandy au monocle et ont un peu perdu la capacité de se moquer d’eux-mêmes.

Les neuf couvertures inédites et la Une originale de 1925 :

**►►► Réécoutez l'intégralité de [__ _L'Instant M_ de Sonia Devillers](http://www.franceinter.fr/emission-l-instant-m-proces-dsk-les-ficelles-de-la-chronique-judiciaire), le 24 février.**
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.