"Au début de la crise, le réalisateur du film a confié une caméra à une infirmière pour qu'elle filme tout de son quotidien et de celui de son équipe. Pour que l'on puisse vivre avec elle cette période infernale". Redwane Tehla conseille de regarder "A bout de souffle" un documentaire de l'intérieur sur les soignants.

"A bout de souffle", une plongée au cœur d'un service en lutte contre le coronavirus
"A bout de souffle", une plongée au cœur d'un service en lutte contre le coronavirus © AFP / NICOLA VIGILANTI / HANS LUCAS

Le journal vidéo d'une infirmière au cœur de la lutte contre le Covid-19...

"Et malheureusement, vous ne pourrez pas tous le voir puisqu'il est diffusé à 23h15 seulement sur France 3 Occitanie, France 3 Paris Ile-de-France et sur France 3 Bourgogne Franche-Comté. Mais rassurez-vous, si vous n'habitez pas dans ces régions et que vous ne captez pas ces chaînes, il sera disponible dès demain en replay sur le site de France TV.

"À bout de souffle", c'est le nom de ce documentaire qui  propose une plongée dans le monde de celles et ceux qui sont en première ligne dans cette guerre contre le coronavirus. Ceux-là même que l'on applaudi tous les soirs à 20h00 sans rien connaître de leur vie : les infirmières et les infirmiers. 

Je peux vous assurer qu'après avoir vu ce documentaire, on a l'impression de comprendre un peu mieux ce qu'ils endurent en ce moment. 

Grâce à un procédé ingénieux : au début de la crise, le réalisateur du film a confié une caméra à une infirmière pour qu'elle filme tout de son quotidien et de celui de son équipe. Pour que l'on puisse vivre avec elle cette période infernale.

Cette infirmière, Vanessa Moralès, partageait jusque là sa vie entre sa carrière de sportive semi-professionnelle et son job d'infirmière urgentiste dans une petite clinique de Haute-Garonne. Mais depuis quelques semaines, elle a laissé de côté le sport pour être focus à 100% sur son service d'urgences.

Et par sa caméra, on voit tout de ce que ce personnel endure. 

D'abord, et c'est peut-être ce qui m'a le plus marqué, on voit vraiment que ces infirmières et ces infirmiers se battent contre un ennemi qu'ils connaissent trop mal. 

On les voit douter. Être dans le flou total. Ils n'ont quasiment aucune indication sur ce qu'ils doivent faire.

Les premiers jours, on ressent même de la panique au sein de ce service... Doivent-ils tout le temps porter un masque? Une cagoule ? Et ça s'attache comment une cagoule ? Peuvent-ils toucher ce patient ? Et peut-on parler de nos doutes sans inquiéter celui-ci ?

Et puis, cette panique laisse place à une certaine forme de gravité, lorsque les premiers patients se retrouvent en réanimation.

Certains meurent. Et pourtant, cette clinique est plutôt privilégiée, elle n'a pas à gérer énormément de cas de covid-19. Peu de patients y sont morts. Mais l'ambiance est tout de même grave.

On retrouve plusieurs fois dans le film l'infirmière Vanessa Moralès en larmes. Trop de pression. Pas assez de repos. Elle ne voit quasiment plus le jour. Et elle est seule. Terriblement seule. Isolée de sa famille. De son fils de 15 ans. Elle ne fait que craquer.

Et on la voit, tentant chaque matin de se remobiliser. De trouver un nouveau souffle. Elle est à bout. Comme toute son équipe. Mais elle ne s'écroule pas. Question de vie ou de mort. 

Après avoir vu ce doc, on se sent inutile, impuissant. On a qu'une envie, c'est de les aider. Moi je ne peux pas faire grand chose, si ce n'est de vous conseiller que de le regarder.

"À bout de souffle", un documentaire à voir à 23h15 sur France 3 Régions et dès demain en replay sur le site de France Télévisions.

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