La jeunesse des poètes n’est pas celle que l’on croit. Celle de Jacques Prévert dessinée par Hervé Bourhis et Christian Cailleaux commence dans l’ennui d’un service militaire à boire du raki en Turquie et s’achève dans un bar parisien.

Prévert, inventeur
Prévert, inventeur © Radio France

Entre les deux, la vie de Bohème au 54 rue du château à Paris dans les années 1920. Une sorte de colocation, dans laquelle on se lève tard, lit les journaux et sort tard dans les bars, et les café-concerts de Montparnasse.

Une vie , où l’on boit beaucoup, financée par un richissime Marcel Duhamel (éditeur chez Gallimard, créateur de la Série Noire). Prévert rencontre les surréalistes (Breton, Desnos, Aragon) et participe à l’invention du cadavre exquis avant de se fâcher avec André Breton qui s’éloigne vers le communisme.

Ses amis sont ensuite les Lacoudem : « ceux qui se reconnaissent en se frottant le coude » qu’il retrouve à Saint-Germain.

Dans cette BD, premier tome d'une série de trois, on découvre l’auteur en germe de « Paroles », déjà amateur de jeux de mots, ou de contrepèteries servis par les très jolis dessins de Christian Caillaux. Comme le poète est libre, les auteurs le font évoluer sans case.

Prévert, inventeur, de Christian Cailleaux et Hérvé Bourhis, collection Aire libre, éditions Dupuis - septembre 2014

Feuilleter quelques pages :

►►► I Et aussi : Que lire à la rentrée ?

►►►I Visite en dessin et en sons de la maison de Jacques Prévert

►►►I Christian Cailleaux et Hervé Bouhris invités de l'émissin Pop Fiction d'Ali Ribeihi

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