Au printemps tout est nouveau, tout est frais et surprenant : mais il a fallu labourer, semer, préparer le sol. Rien ne vient sans rien, c’est connu. Les saisons se tiennent la main. C’est pourquoi,cette année, si nous retrouverons avec bonheur James Thiérrée , les Folies Lyriques , la compagnie Rasposo et quelques vieux habitués comme Shakespeare, Ibsen et Cyrano, nous verrons arriver en force Woyzeck , Liliom et Orlando . Qu’ils soient reçus avec nos plus belles fleurs. Nous aurons aussi le cirque et la musique, car nous ne pouvons pas nous passer d’eux. Nous verrons même les débuts au théâtre d’Isabella Rossellini . Couleurs, richesses, flamboiements, éclats de lumière et de rire. Et la vie, toujours, ce mystère que nous avons tous en commun. Jean-Claude Carrière, Président du Printemps des Comédiens

Quelques spectacles

Nanodanses

Kiss & Cry C'est un spectacle inédit, le résultat de collaborations exceptionnelles tant du point de vue de la production que de la rencontre artistique de personnes et de disciplines. Il met en confrontation cinéma, danse, texte, théâtre et bricolages de génie.Ainsi, Kiss & Cry invite le spectateur à assister à la fois à un spectacle chorégraphique tout à fait particulier, à une véritable séance de cinéma ainsi qu’au making of du film et ce, au même instant. Les codes se croisent : une véritable écriture cinématographique, la présence scénique propre au théâtre, le registre sensitif de la danse... La présence sensuelle des mains qui se rencontrent, se caressent et se touchent dans une nudité troublante interpelle ; le décor atypique dans lequel elles évoluent, fait de maisons de poupées et personnages miniatures, témoigne d’un travail d’une précision absolue.Un nouveau langage, une nouvelle manière de raconter aux frontières des genres, qui ouvre L’imaginaire.Kiss & Cry est un spectacle ambitieux porté par un collectif qui bouscule les frontières de toutes les disciplines artistiques pour créer devant vos yeux un spectacle chaque jour différent, chaque jour unique...Dans une patinoire, la kiss and cry area (littéralement « l’aire des baisers et des pleurs »), est la zone où les patineurs artistiques attendent les notes du jury au sortir de leur programme lors des compétitions. Elle doit son nom au fait que les patineurs et leurs entraîneurs s’y embrassent et se congratulent après une performance jugée bonne, … ou y pleurent après une performance décevante...Au Chapiteau – Théâtre les 4, 5 er 6 juin à 22h et le 7 juin à 20h

Docu-concert

Epreuves
Epreuves © Marc Ginot

Épreuves Épreuves raconte, à partir de témoignages de journalistes, d’interviews que nous avons réalisées, le parcours d’une photoreporter.Épreuves reprend le questionnement de Sans blessure apparente, le livre d’enquêtes de Jean-Paul Mari. Quel est le prix que paient ces journalistes pour informer ? Comment témoigner, faire son métier, d’un côté, et vivre sa vie, de l’autre ? Corentin Fohlen, photographe associé au festival Hybrides 2012 (Montpellier), est l’auteur de tous les reportages photographiques du spectacle. Un «docu-concert» mis en musique et joué en direct par Le Skeleton Band (révélation du Printemps de Bourges 2012) et Vanessa Liautey.Dans le spectacle que nous préparons pour l’automne prochain, Les Témoins, sur le rapport Théâtre / Actualité, nous rencontrons depuis deux ans des photoreporters que nous interviewons. Petit à petit m’est venu le désir de raconter leur histoire.Épreuves reprend le questionnement de Sans blessure apparente, le livre d’enquêtes de Jean-Paul Mari, qui s’intéresse aux journalistes qui ne se relèvent pas de reportages traumatisants qu’ils ont pu entreprendre. Quel est le prix que payent ces journalistes pour informer ? Comment témoigner, faire son métier, d’un coté, et vivre sa vie d’homme, de l’autre ? Le témoin peut-il rentrer chez lui et faire comme si de rien n’était ? A partir des témoignages que nous avons recueillis et à l’aide de leurs photos, nous donnons à entendre leur regard sur le monde. Pour rendre l’émotion immédiate ressentie par leurs photographies, je voulais une forme simple, évidente. Un concert. Au théâtre d'O les 6 et 7 juin à 20h30

Travelling Palace
Travelling Palace © Vincent Vanhecke

Cirque

Travelling Palace - Spectacle de la Famille Goldini En 2010, suite à la fermeture du « Crazy Folie’s », le couple Goldini reléve le pari fou d’assurer sa nouvelle revue « Travelling Palace », à deux, sur une remorque, avec l’aide de «Frichni », leur cousin de la casse qui a bien voulu les suivre et de « Tata Asilys » leur diffuseuse-tourneuse-plieuse. La mythique Famille part donc à la rencontre de son public avec un concept inédit de cabaret outdoor.Cette revue sensationnelle, garantie sans vidéo-projection, regroupe notamment une version inédite de Marvelous Mambo, Cartajax et son assistante, le grand numéro de claquette soviétique Bolchoï Step of Midnight , Isis et Osiris en rola-bola et une démonstration d’ Ultimate Handstanding . Avec sa piste tournante, une farandole de décors et des costumes somptueux, la Famille Goldini emporte une nouvelle fois le public sous une myriade de paillettes dans un tourbillon d’émotions !Sud II les 7 et 8 juin à 18h00

Théâtre

L’Art (n’) e(s)t (pas) la Science ? ou «Montrer le monde et l’œil qui le regarde… »Création collective – Théâtre documentaireL’Art (n’) E(s)T (pas) la Science ? C’est à partir de cette (double) interrogation que la Cie Primesautier théâtre invite à observer les rapprochements qui se produisent aujourd’hui entre les domaines artistiques et scientifiques.[..]Le sujet même de cette nouvelle création a su nous déplacer dans notre rapport au théâtre. Le principe d’observation du réel nous a poussé à radicaliser notre système plateau, à réinterroger les jeux et poser un quatrième mur afin de mettre en relief les mécanismes sociaux qui nous lient les uns aux autres.L’œuvre ainsi produite reflète les rapports établis entre tous les participants de ce processus de création et leurs comportements sociaux qui deviennent lisibles en sous-couche dans l’espace de la représentation. C’est avec l’exigence de “montrer le monde et l’oeil qui le regarde” que les acteurs se retrouvent en réunion autour d’une table afin d’évoquer ensemble l’état de leur recherche et les possibilités de leur spectacle. Ils font de cette réunion leur spectacle, faisant des rencontres avec des scientifiques et des étudiants en sciences leur langage, faisant de ces moments de travail un lieu d’échanges de savoir, de questionnements scientifiques et artistiques, prenant comme postulat de départ à l’instar de Jean-Marc Levy-Leblond qu’ “Art et Science ont peut-être en commun de dévoiler un peu de l’opacité du monde”.L’Art (n’) E(s)T (pas) la Science ? est donc une création documentaire et collective à l’esthétique hétérotopique. Où le théâtre sert de langage au langage scientifique, où tout se transforme à vue et où nous évoluons dans plusieurs niveaux de représentation simultanés...Au Théâtre d’O les 14,15 et 16 juin à 20h30

Orlando
Orlando © Frieke Janssens
**Orlando** Imaginez-vous : vous vivez plus de trois cents ans et au fil de ce temps, vous changez de sexe. Vous vous endormez homme et vous réveillez femme ! Non, il ne s’agit pas de l’intrigue étrange de l’un ou l’autre film trivial de science-fiction, mais de ce que vit Orlando, le personnage principal du roman du même titre de l’auteure anglaise Virginia Woolf.Orlando (1929) est un bijou de la littérature du XXe siècle. Une ode à l’imagination, au langage, à la beauté, aux sens, à la vie. Katelijne Damen interprète Orlando, Guy Cassiers met en scène.Le roman raconte l’histoire d’Orlando, un jeune homme qui voit le jour en Angleterre sous le règne d’Elisabeth I, avec laquelle il aura une brève liaison. Après la mort de la reine, Orlando devient l’amant de la belle Sasha, une princesse russe. Sa dulcinée lui fait cependant faux bond la nuit où ils ont prévu de s’enfuir ensemble, tandis que se produit le Grand Dégel, l’une des scènes les plus spectaculaires et les plus célèbres du livre.**Amphithéâtre d’O le 11 juin à 22h** **Woyzeck** L'argument de la pièce est tiré d'un fait divers. Le 2 juin 1821, Johann Christian Woyzeck, ancien soldat, barbier sans emploi, assassine sa maîtresse. Pour le procès, la justice fait appel à l’expertise de la psychiatrie. C’est l’époque où cette jeune discipline scientifique fait son entrée dans les tribunaux. Georg Büchner s’inspire du rapport du psychiatre pour nous présenter l’histoire d'un soldat pauvre, obligé de cumuler les emplois pour finir son mois, factotum pour son capitaine et cobaye pour un médecin. Woyzeck aime Marie qui en aime d’autres. Il devient jaloux, entend des voix monter du sol et le ciel crier « comme si c’était une gorge ». Büchner, mort en exil à 23 ans avant d’avoir pu achever son manuscrit, nous laisse de son drame quatre ébauches fragmentaires. Agitateur politique, philosophe, biologiste, et dramaturge, Büchner menait quatre vie en une. Sa pièce porte les traces de ses engagements.**Au Chapiteau le 23 juin à 22h et le 24 juin à 19h30**
L'inventaire du monde
L'inventaire du monde © Autre Théâtre
**L'inventaire du monde** C’est un rendez-vous traditionnel mais auquel le Printemps des Comédiens reste très attaché : une création, toujours une création, confiée à l’Autre Théâtre, cette structure qui prouve année après année que théâtre et handicap ne sont pas incompatibles. Mieux : que ce regard différent, ces acteurs autres, font naître à la scène des émotions neuves...L'inventaire du monde est un montage à partir des textes de Gilles Moraton mais pas seulement, il se veut aussi un espace ouvert à tous les mondes. Les ateliers, tout au long de l’année, ont pour vocation de libérer les imaginaires, de récolter leurs fruits qui pourront être des récits, des phrases, des images ou des objets imaginaires ou réels. Cette récolte hétéroclite entre en résonance avec les textes de Gilles Moraton...**Au Théâtre d’O les 28, 29 et 30 juin à 20h30** ### **Danse**
Tabac rouge
Tabac rouge © Richard Haughton
**Tabac rouge** Réunion nocturne Des silhouettes se faufilent, hors du temps présent, dans un lieu presque secret. Il faut prendre cette petite porte derrière la scène du théâtre. Ce théâtre dans lequel nous jouerons notre pièce, située à l’arrière de la scène… du théâtre que nous imaginons. Là, se tient une répétition. Chaque soir. Un terrible désir de mouvement. Il accomplira notre pièce. Sans l’achever. Secrète société. Cette répétition est un bal. Dansé par des fourmis, mais sans orchestre, et sans lustre, et sans répit et régi par une implacable hiérarchie. Un système. Il semblerait, oui. Ou une machine plutôt une machinerie, disons : un organisme multi cellulaires à particules humanoïdes… Et mouvantes. Voilà. Royaume. Ces particules obéissent à une seule loi. Celle du monarque. Celle du vieux, le croulant, celui qui dirige tout. Celui que tout dirige. Car il contemple la vie à rebours, ou plutôt au travers… le rétroviseur. Nous dirons : à l’endroit de son passé. Et ceux qui le servent le savent, les travaux ne cesseront pas. Révolution. La cour travaille dur. La cour aime son roi. Mais la cour gronde. Il faut conclure, finir l’ouvrage il faut en finir. Il y a toujours une destination, et comme le disait si bien feu Raoul en prise avec lui même : « la tyrannie n’arrive pas d’en haut. Elle est en face, dans la vitrine. » **Chapiteau – Théâtre les 16, 17, 19 et 20 juin à 20h et le 18 à 22h,** ### **Une nuit électronique De et par Pierre Henry** Peu d’artistes peuvent être qualifiés de « génie ». Pierre Henry en est un. Plasticien, sculpteur, cuisinier, provocateur, reclus, bougon, maniaque, épicurien et mystique à la fois, il est surtout un aventurier du son comme liturgie, un prophète de la musique moderne, qui aura inventé, engendré, inspiré, pas moins de trois genres et mouvements artistiques majeurs, tout en atteignant à deux reprises – à trente ans d’intervalle – le statut de superstar du hit parade...**Le 22 juin à 21h30** ### **Un bal d’Impérial Orphéon** ça se danse, ça s’écoute, ça fait sourire surtout. Sourire de nostalgie pour les bals corpo, pour les peñas des jours de feria, de jubilation pour tous les soirs de fête passés et à venir. Car ces quatre musiciens ont un don : celui d’ouvrir d’un éclat de sax ou d’accordéon les portes d’univers disparates et rutilants. Voulez-vous du lamento hongrois ? En voilà. Penchez-vous plutôt pour le primesautier italien ? Voici la Danza rossinienne. Préférez-vous du sautillant brésilien ? Pas de problème… Ces quatre-là, qui ne sont pas nés d’hier à la technique de leurs instruments, flirtent volontiers avec le jazz et savent habiter tous les horizons musicaux. Voyage garanti. Bonne humeur plus encore. **A la Pinède le 15 juin à 19h - Entrée libre**
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