28 octobre 1980. Guy Bedos est l'invité du Tribunal à l'occasion de la sortie de son livre "En attendant la bombe" (1980). Face à lui, le président Claude Villers, le procureur Pierre Desproges, et l'avocat de la défense Luis Rego.

Le tribunal en déplacement à Grenoble avec Guy Bedos
Le tribunal en déplacement à Grenoble avec Guy Bedos © Radio France / Roger Picard

Il faut que je fasse attention. Normalement c'est pour rire, mais il y a des gens qui nous écoutent

56 min

Guy Bedos au Tribunal des Flagrants Délires

Par France Inter

Extrait du Tribunal avec Guy Bedos

Le président Villers : Quand vous dites du mal des gens… Si par hasard la personne était là dans la salle, se levait, venait sur scène vous dire "Vous pouvez le répéter devant moi", qu'est-ce qui se passerait ? 

Guy Bedos : Je crois que je suis capable de le répéter. À moins qu'il ait tapé trop vite. Là, on sous-titre.  

Ça ne vous est jamais arrivé jusqu'à présent ?

Mais non. Michel Sardou m'a menacé à une époque. Parce que j'avais dû dire des choses vraies sur lui. À l'époque où il chantait une chanson qui était favorable à la peine de mort, par exemple, moi j'avais dit que j'étais favorable à la peine de mort pour Michel Sardou.  

Vous avez beaucoup d'ennemis. 

Je les rencontre moins souvent que mes amis. Je dois en avoir. En tout cas, je le mérite.

Dans le courrier que vous recevez, qu'est-ce qu'on vous reproche? 

C'est quelquefois des petits reproches du genre « Vous n'auriez pas dû dire ceci », quelques fois les gens ont raison parce que c'est gratuit d'attaquer les gens nommément. Enfin, gratuit, non, parce que souvent je suis payé pour ça. Par exemple dans le prochain spectacle. Je crois que je ne vais pas le faire. Il y a tout un côté chansonnier qui peut-être s'est infiltré un petit peu dans mon spectacle. Encore que, attention, je vois les chansonniers à la télévision le dimanche... Quelle insolence !!! Normalement, quand on dit vraiment des choses qui peuvent être désagréables, on fait UNE émission. A partir du moment où on revient deux fois, c'est inquiétant. 

Je crois que le renvoi, c'est la Légion d'honneur de l'humoriste des ondes. 

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