René de Obaldia reste notre dernier auteur centenaire, et non des moindres, puisqu’il continue de ravir et d'étonner grands et petits, tout au long d’une œuvre remarquable pleine d’imagination, d’humour et de poésie. Petit tour d'horizon de tous ceux qui, sur "France Inter", admirent le doyen de l'Académie française.

Le dramaturge, romancier et poète français, René de Obaldia, malicieux et fraternel
Le dramaturge, romancier et poète français, René de Obaldia, malicieux et fraternel © Getty / Micheline Pelletier Decaux

René de Obaldia nous fait part de son étonnement d'être là : 

Cent ans ! J'en reste ébaubi !

Depuis le 4 juillet 2018, date du décès du poète et romancier, Georges-Emmanuel Clancier, alors âgé de 104 ans, René de Obaldia est devenu le doyen des poètes et le 22 octobre 2018, en fêtant son centenaire, le voici devenu le deuxième académicien à atteindre ce bel âge, après Claude Lévi-Strauss.

Hommages sur France Inter 

- En 2011, dans Studio Théâtre, lorsqu’elle évoque l’œuvre théâtrale de René de Obladia, Laure Adler parle de richesse multidisciplinaire et polyphonique et se déclare totalement « obaldiesque», c'est-à-dire admiratrice de la langue riche, du style mais aussi de l'humour, de l’élégance, de la causticité du dramaturge. 

- Jérôme Garcin, producteur de l’émission Le Masque et la Plume, admire lui aussi René de Obaldia, jusqu'à évoquer un langage obaldien : 

Une langue verte, savante et bien pendue, qui se décline en alexandrins, calembours et parodies.

- Fin juin 2017, Boomerang invitait l’écrivain à l’occasion de la parution de Perles de Vie chez Grasset, un recueil d’aphorismes glanés par l’auteur à travers le temps littéraire, donc infini, et viatique précieux si l’on veut vivre heureux !

En devisant sur la vie et la mort avec Augustin Trapenard, René de Obaldia, léger et profond tout à la fois, nous confie librement ses pensées, parmi lesquelles l'une des sources de sa joie :

Il n’y a rien de plus merveilleux que de fraterniser.

- Samedi 26 janvier 2019, dans son émission Ça peut pas faire de mal, Guillaume Gallienne nous régale de prose et de poésie obaldiennes, extraites de son œuvre abondante, entre roman, théâtre, roman, poésie ou autobiographie.

Dans cette émission, vous pouvez entendre, en archive sonore, René de Obaldia confiant à Olivier Germain-Thomas son idée du théâtre :

Toute œuvre, qu'elle soit comique ou dramatique, doit être une exaltation.

30 sec

En 2001, sur France Culture, dans l'émission For Intérieur, René de Obaldia répond à Olivier Germain-Thomas à propos du plaisir du spectacle.

Par Olivier Germain-Thomas

Guillaume Gallienne nous confirme que le recueil de poésie, Innocentines, se trouve être le préféré de son auteur. Composé pendant les années cauchemardesques de sa réclusion dans un camp de travail en Pologne pendant la Seconde Guerre mondiale, ce livre se révèle une source continuelle d'émerveillement et nombre de ces poèmes sont entrés dans les manuels scolaires.

- Pour clore cette page en forme d'hommage, un peu d'humour encore avec ce petit plaisir ébouriffant de belgitude, cet entretien qu’avait accordé René de Obaldia à Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek, où l’on découvrira la « jubilation d’être » de notre poète, aujourd’hui centenaire.

Jérôme Garcin :

Obaldia poétise son grand âge. Il chante son centenaire. Il gambade dans son siècle.

🎧 Écoutez la série d'émissions :

📖 Retrouvez quelques ouvrages sur le sujet :

  • Perles de Vie, recueil d'aphorismes paru aux éditions Grasset en 2017
  • Innocentines, recueil de poèmes paru aux éditions Grasset en 1969
  • Le Centenaire, roman paru aux éditions Grasset en 1959
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