France Inter en direct le 15 juin

  • de 17h à 18h, L’Afrique enchantée de Soro Solo et Vladimir Cagnolari - Soirée spéciale de 22H à Minuit avec la diffusion du concert de Yuri Buenaventura, présentée par Soro Solo et Vladimir CagnolariLa Mairie de Toulouse se voit obligée de prendre acte du mouvement des intermittents du spectacle. Rio Loco est donc contrainte d’annuler la soirée de ce soir, mercredi 11 juin.En lien avec la Préfecture, des équipes municipales sont sur place afin d’informer le mieux possible d’une part les mélomanes qui se rendent sur place, à défaut d’avoir pu être prévenus de cette annulation de dernière minute, d’autre part les commerçants présents sur le site.Le remboursement des billets pré-achetés se fera auprès des points de vente d’achat.

Après l’édition exceptionnelle et le succès public du Rio Loco Antillas, îles qui ont servi malgré leur beauté, richesse et diversité culturelle à cacher les plus grands secrets d’injustice de ce monde, voici Rio Loco Caribe, voyage en Caraïbe continentale située autour de cette façade atlantique. Golfe du Mexique et détroit de Floride, Guyanes (Guyane Française, Guyana et le Suriname), Venezuela, Colombie, Costa Rica, Panama, Nicaragua, Honduras, Bélize, Mexique, Floride… Autre mosaïque héritière d’une histoire née de la découverte de la future Amérique en 1492, mais surtout commune par l’originalité physique de la région en présence des trois plus grands fleuves qui viennent alimenter les eaux marines. L’Amazone qui longe les Guyanes et qui se perd au large de Trinidad.L’Orénoque qui apporte ses propres alluvions, les mangroves qui s’étalent longuement sur le littoral du continent sud américain. Et enfin, à l’opposé au nord, c’est le delta du Mississippi qui provoque aujourd’hui cette importante avancée des terres sur la mer.Autre kaléidoscope géographique des langues qui traduit l’histoire mouvementée de cet espace Caraïbe fait de rencontres de cultures différentes, d’identités plurielles amérindiennes et afro-caribéennes.La créolisation symbolise l’ouverture et c’est en cela qu’elle est appelée aussi la Méditerranée du Nouveau Monde.

Ce prochain rendez-vous à Toulouse du 11 au 15 juin sur la Prairie des Filtres est résolument inscrit dans son temps et sera nourri par des passerelles entre musiciens, plasticiens, artistes, poètes, cinéastes que nous découvrirons au fil de cette 20e édition. Il est aussi précédé de nombreux événements dont le programme éducatif La Valise Rio Loco et Barrio Loco dans les quartiers de Toulouse. Une large porte ouverte aux Visions de « La Guyane » depuis la première étape en janvier de la valise pédagogique de Rio Loco jusqu’à la programmation finale du dimanche 15 juin autour de Chris Combette, Fondering et Prince Koloni. L’art Tembé croisera la « Cumbia Nation », les « Picos », le Calypso et les Salseros des Caraïbes. Le vallenato et les Harpes de Colombie et du Venezuela enchanteront cet écrin de verdure qu’est la Praire des Filtres en bord de Garonne, décor naturel et miroir du bien vivre ensemble, de la diversité et des cultures croisées.La réussite du festival Rio Loco prend tout son sens dans cette multiplicité de regards et de voyages que nous vous invitons à vivre avec nous.Hervé Bordier, Directeur du festival Rio Loco

Quelques spectacles

La harpe de demain

Projet inédit - Edmar Castañeda le 11 juin à 18h30 - scène Village À l’image du chantre de l’underground parisien Fantazio (contrebasse) ou du rebelle de l’accordéon mexicain Celso Piña, regarder jouer le jeune harpiste Edmar Castañeda est à la fois un délice sensitif et une expérience sensible. Sa manière de prendre corps avec son instrument fait autant de bien aux oreilles qu’à l’âme. Edmar Castañeda vit, éprouve sa musique. Derrière le sourire timide du prodige colombien se cachent l’ivresse du génie, la grandeur du visionnaire, la folie du révolutionnaire. Né à Bogotá en 1978, il est l’un des artistes les plus originaux de la scène new-yorkaise actuelle.....

Pourtant le jeune homme n’avait jamais entendu de jazz avant qu’il ne s’installe à New York dans les années 90 ! Enfant, sa mère l’emmenait à des cours de danse joropo. C’est l’instrumentation traditionnelle de ce genre musical (cuatro, maracas et arpa llanera) qui lui permet de faire connaissance avec la arpa llanera (« harpe des plaines ») que son père Pavelid pratique aussi par ailleurs. Edmar en joue, avec talent déjà, mais quand il découvre la musique jazz, c’est le coup de foudre absolu. Après le lycée, il se dirige vers des études de trompette parce qu’« on ne peut pas apprendre le jazz de la même manière à la harpe ». Alors l’artiste rassemble ce qu’il a appris en Colombie et à New York pour créer sa propre musique pour harpe. Le résultat est absolument saisissant.

Les maestros du calypso

Kawe Calypso le 12 juin à 18h30 - scène Village Le calypso est, à ses origines, une musique de carnaval issue des Antilles (Trinidad et Tobago) à la fois chanson à texte et rythme à deux temps. Ce rythme proche du mento jamaïcain, à la racine-même de la soca (contraction de soul-calypso) qui prend corps dans les années 70. Une heureuse conjugaison d’influences de rythmes africains et de musiques européennes en somme, tombé depuis déjà quelques décennies en désuétude, mais encore répandu sur la côte caraïbe du Costa Rica. C’est à Cahuita, un ancien petit village de pêcheurs aujourd’hui transformé en station balnéaire pour surfeurs et tour-opérateurs, que le groupe Kawe Calypso prend naissance....

Compagnie el Nucleo - 'Sans arrêt' le 11 juin à 17h30 - scène Garonne

Main-à-main, jonglage, équilibres, danse, tchatche, acrobaties au sol… Le spectacle Sans Arrêt joue autant sur le croisement des disciplines que sur une fascinante interactivité avec le public. Au coeur du dispositif ? Deux acrobates colombiens, Edward Aleman et Wilmer Marquez, qui se rencontrent à Bogotá au début des années 2000. La particularité de leur histoire ? Celle de rejoindre l’Histoire. Les deux artistes ont en effet une chose en commun : avoir fait partie de La Gata Cirko, la toute première compagnie de cirque contemporain colombienne....

Des secrets bien gardés

Compagnie Cimi Mondes - « Pourquoi le lapin a-t-il de grandes oreilles ? » le 13 juin à 17h30 - scène Garonne

« Pourquoi le lapin a-t-il de grandes oreilles ? ». À chaque étape de la vie, ses questions. En grandissant, l’enfant cherche à comprendre, s’interroge sur le monde qui l’entoure. Ici, c’est une grand-mère qui veut raconter, transmettre ce que sa propre grand-mère lui a transmis. Mais encore faudra-t-il savoir l’écouter. C’est inspiré de deux contes mayas et de ce précieux postulat que naît le spectacle Pourquoi le lapin… ?. Dans ce conte mis en musique, les histoires se racontent pour grandir, imaginer, s’enrichir d’autres manières de voir le monde tout en gardant son âme d’enfant...

La Pandilla - Installation / Porto Rico à la Prairies des Filtres du 11 au 15 juin

la pandilla
la pandilla © radio-france
Créatures de l’esprit Souvenez-vous, Alexis Diaz, membre fondateur de La Pandilla (Porto Rico), avait inauguré l’an dernier un nouvel espace sur le festival, la digue du Cours Dillon. En guise d’accroche visuelle, devant l’entrée principale de la Prairie des Filtres, se dressait une tour accueillant leurs oeuvres sur le point central de la digue. Habillé des fresquesmurales de cet artiste portoricain, l’échafaudage de 5 mètres de haut hébergeait un bestiaire aussi étonnant qu’impressionnant. Cette année, La Pandilla est de nouveau parmi nous, prête à donner vie à de nouveaux êtres hybrides. Derrière les manettes, au départ, deux graffeurs surdoués, l’illustrateur Alexis Diaz et l’architectesculpteur de formation Juan Fernandez, réunis par l’envie commune de redynamiser les murs de leur quartier natal (Santurce) dans la ville de Porto Rico. Leur bestiaire hybride séduit alors, avant de s’exporter hors de leur quartier puis aux États-Unis. Ces êtres mutants mi-humains, mi-animaux, sont réalisés au pinceau, en noir et blanc, à la peinture acrylique, pour un résultat proche de la gravure. Fier représentant de la scène street art portoricaine, La Pandilla illustre ainsi l’émergence du graffiti à Porto Rico, une activité clandestine, qui a permis à de nombreux artistes d’affirmer leur identité et celle de leur pays, au-delà même du continent américain. Une sacrée veine que ces êtres-animaux imaginaires reviennent, le temps d’une migration, habiter le festival. ### **Cinéma à la Prairie des Filtres du 11 au 15 juin à partir de 22h** **Demandez le programme !** Tous les soirs, c’est cinéma en plein air sur la Prairie, afin de découvrir sur grand écran des courts et longs métrages des réalisateurs des pays invités. Du mercredi 11 au dimanche 15 juin, chaque soir sur le créneau 22h-23h, un partenaire Cinéma diffuse un programme en lien avec la thématique CARIBE.Cette année encore, zoom sur les Caraïbes et son cinéma contemporain. Inventif, moderne, et percutant, le courtmétrage est un tremplin pour la production audiovisuelle. C’est aussi une façon décalée de découvrir les pays invités.Pour sa deuxième année hors les murs, l’INA ouvre ses archives en plein air en proposant chaque soir des programmes sur la thématique des Terres Caraïbes.
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