Benoit Lagane a réussi à se glisser de l'autre côté du "Black Mirror", durant trois minutes pour rencontrer entre une conférence de presse et une masterclass les deux créateurs de la série : Charlie Brooker et Annabel Jones

Black Mirror
Black Mirror © Netflix

Black Mirror peut potentiellement aller dans tous les univers, l'horreur, le polar, la romance... y a-t-il un univers qui ne collerait pas à l'esprit de la série ?

Charlie Brooker : Voilà une question difficile. À vrai dire, je ne pense pas. Il y a un épisode d'ailleurs où il y a de nombreux univers en un seul épisode. Pour répondre à votre question, je ne crois pas. Je crois que Black Mirror peut couvrir tous les univers.

Souvent, les idées surgissent quand on est au bureau, Annabel et moi, et on se dit "Qu'est-ce qu'on n'a pas encore fait". On ne peut pas faire de western à cause de Westworld, on est un peu coincé, mais en dehors de ça...

Une comédie musicale ?

Quand on n'aura plus d'idée, quand on sera désespéré, on est prêt à faire n'importe quoi.

Charlie Brooker et Annabel Jones
Charlie Brooker et Annabel Jones © Getty

Et vous avez des idées dans vos tiroirs qui peuvent vous emmener jusqu'à quand ?

Annabel Jones : 2050. C'est notre objectif.

Charlie Brooker : À vrai dire, le monde ne cesse de produire des situations horribles qui alimentent l'inspiration pour un bon épisode de Black Mirror. J'espère que nous ne serons pas à court d'idées. Mais on a de la chance parce qu'on peut s'attaquer à différents genres. Donc pourquoi pas la comédie musicale. Pourquoi pas le western. Pourquoi pas une comédie dramatique en costume. Quelque chose à la Dickens, tiens, ce serait chouette. Tiens, on n'a pas fait ça encore.

Il n'y avait pas d'ordinateur à l'époque de Dickens, on pourrait utiliser un boulier !

Aller + loin

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