Quand l'art contemporain dérange, c'est souvent qu'il est question de sexe. Un nouveau scandale secoue la Fiac avec "Domestikator".

L’installation « Domestikator » de la coopérative néerlandaise Atelier Van Lieshout , à Bochum (Allemagne), dans le cadre de la Ruhrtriennale.
L’installation « Domestikator » de la coopérative néerlandaise Atelier Van Lieshout , à Bochum (Allemagne), dans le cadre de la Ruhrtriennale. © Radio France / Patrick Krypczak

Domestikator, c'est un gigantesque jeu de Lego de 30 tonnes et 12 mètres de haut. Mais il choque, au point de se voir reléguer à la périphérie du Louvre, qui devait l'accueillir. Pourquoi ? Parce qu'il représente, quoique de manière très stylisée, un acte sexuel entre un homme et un animal.

Pour l'artiste néerlandais Youp Van Liechout, ce serait une sorte d'allégorie du viol de la nature par l'homme avec une lecture, au second degré.

Bon goût, mauvais goût ? Le Musée du Louvre n 'a pas du tout été sensible à cette esthétique et a considéré que l'œuvre, présentée dans le cadre de la Fiac, risque d'être mal perçue par le public du jardin des Tuileries.

Mais pour la Galerie Carpentrers Workshop, qui représente l'artiste, c'est une censure de plus en France, comme l'explique Loïc le Gaillard son codirecteur . Résultat, au-delà de la question de la censure, l'effet pervers de l'interdiction d'une œuvre, c'est qu'elle lui offre une pub, un marketing inespéré.

►ÉCOUTEZ | Le reportage d'Isabel Pasquier

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