Chaque année, la Gaîté lyrique part à la rencontre des singularités artistiques de grandes métropoles, lieux de tous les flux, de tous les mouvements et de toutes les accélérations. Après Berlin, Istanbul et Portland, regardons dans les angles morts de Johannesburg pour découvrir la vivacité de cette autre réalité urbaine.

Sharp Sharp Johannesburg invite des artistes évoluant au croisement de la musique, de l’art visuel, de la performance, des pratiques collaboratives et de la pop culture.

En langage familier, sharp sharp signifie « tout roule ». Laissez-vous conduire vers cette ville mutante de trois millions d’habitants, laboratoire de l’urbanité et de la réinvention de soi.

4 semaines thématiques pour lever le voile sur 4 facettes de la métropole, avec 4 week-ends de rencontres, 4 installations et 4 soirées de concerts.

12 > 18 octobre Laboratoire du quotidien

Symbole du droit à la ville conquis à la fin de l’apartheid pour les Sud-Africains noirs, Johannesburg a subi la désertion des Blancs, l’arrivée massive des migrants et l’entrée dans l’économie néolibérale. Cette conjonction propulse la ville dans une dynamique de transformation qui rend plus sensibles les problématiques liées au collectif, au rapport à l’espace et au bien commun. Il lui faut réinventer son quotidien et expérimenter des manières d’être ensemble.

19 > 25 octobre Cultures de rue

Affranchie de la lutte politique et portée par l’émergence de la société de consommation, la jeunesse investit la rue et la pop culture, mêlant culture urbaine à l’américaine et esthétisation du township comme outil de construction d’une nouvelle identité. Ces générations font du corps un enjeu de stylisation et de la rue un écran géant sur lequel elles projettent un imaginaire qui bouleverse les anciennes appartenances.

26 octobre > 1er novembre Ville mutante

La mégalopole garde les traces d’une politique raciale et d’une culture urbaine conditionnée mais remet son présent en question et pourrait bien dépasser son statut de contre-urbanité pour devenir un modèle de ville en transformation. En rendant perceptibles les peurs enfouies et les espoirs collectifs, elle se saisit de la science-fiction pour invoquer l’avenir. Ville hybride et fantastique, elle se saisit de la science-fiction pour invoquer l’avenir et rendre perceptibles les peurs enfouies et les espoirs collectifs. Jo’burg is the future… et Spoek Mathambo écrit sa bande son.

2 > 8 novembre Réinventer la différence

La recherche identitaire accomplie par les Noirs après l’apartheid relève de l’épreuve de force. En hommes libres, les jeunes générations questionnent cette identité. Mettant en jeu les questions de l’homosexualité et de la racialisation, elles expriment le besoin de réinventer la différence au-delà des assignations. Le kwaito, premier courant musical électronique du continent, a été le stimulant bruit de fond de ce mouvement.

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