Que restera-t-il des lieux historiques de Syrie ? A Paris, le dispositif immersif Sites éternels permet de revoir quatre sites remarquables en péril.

L'arche du temple de Bel, Palmyre, image 3D
L'arche du temple de Bel, Palmyre, image 3D © Iconem / ADAGP

Quatre sites en péril, du fait de la guerre en Syrie notamment, sont montrés en images sur de grandes parois murales. Le visiteur est complètement immergé dans l’ancienne capitale du roi Sargon à Khorsabad, en Irak, le site antique de Palmyre, le Krak des Chevaliers et la Grande Mosquée des Omeyyades à Damas. S'affichent ainsi des images récentes et inédites. Images factuelles, images d'archives, images en 3D racontent l'histoire de ces lieux au fil du temps.

L'exposition, organisée par la Réunion des musées nationaux au Grand Palais, à Paris, est ouverte jusqu'au 9 janvier 2017. Mais même si elle est gratuite, certains ne pourront pas faire le voyage. Et pour eux, notamment, la visite se poursuit sur internet.

Un voyage (presque) immobile

Pour aller à l'essentiel, regardez les trois vidéos, à 360 degrés pour deux d'entre elles, sur ordinateur ou, idéalement, sur smartphone. Ceux qui pourraient se munir d'un "cardboard" – un masque sommaire de réalité virtuelle – y glisseront leur téléphone pour s'immerger dans les films mis à disposition sur la chaîne Youtube de la RMN Grand Palais ou sur le site Google Arts et Culture .

Dans ces vidéos, vous pouvez vous promenez dans l'image à votre guise, pendant que le commentaire défile.

Le "sauvetage" de Palmyre

Les images de ces sites sont notamment l'œuvre de la société Iconem, fondée par Yves Ubelmann, architecte spécialiste de sites archéologiques, et Philippe Barthélemy, ancien pilote. L'un avait conscience des difficultés pour les archéologues à documenter les sites, l'autre fait désormais voler des drones.

Une mission cruciale quand on connaît le sort de la cité antique de Palmyre, en Syrie, classée au patrimoine mondial de l'Humanité. Prise par le groupe État islamique en mai 2015, elle a été détruite ou en grande partie endommagée, avant que ses occupants n'en soient chassés. (Ils sont revenus depuis.)

Palmyre, détail
Palmyre, détail © Iconem/ DGAP

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REVOIRMaamoun Abdulkarim, directeur du patrimoine et des antiquités de Syrie

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