Philippe Starck, l’homme qui transforme les idées en objets, était ce dimanche chez Eva Bester, dans Remède à la mélancolie.

Philippe Starck
Philippe Starck © Radio France

La conception de la vie, selon Philippe Starck :

J’ai fait un choix dans ma vie, c’est de n’avoir jamais fait de refus d’obstacle. Chaque chose est assumée, affrontée, réglée. Bien ou mal, mais c’est affronté. Je suis pour une totale auto-responsabilité. Ce qui fait que je n’ai aucun pardon à mon égard et j’ai tendance à ne pas avoir de pardon pour les autres qui ne font pas le même travail.

Son film fétiche : Inception , le film de Christopher Nolan

Nous vivons tous dans des micro-mondes parallèles et c’est bien là notre problème.

J’ai compris cette relativité einstenienne que j’ai appliquée réellement dans ma vie et là tout s’est éclairé, tout devient passionnant, extraordinaire. Ce n’est plus un petit monde cartésien, poussiéreux, passé, visqueux, tout est possible. Quand rien n’existe tout est possible.

Son métier de designer :

Philippe Starck
Philippe Starck © Radio France / Anne Audigier

Si j’avais eu une intelligence qui me permettait de comprendre ce que l’on me disait à l’école, je ne serais pas un petit designer de brosse à dents. Quand je me lève, je vais à ma table de travail et je continue à rêver debout mes projets.

La quête du bonheur ? Une idée supermarché selon lui

Chacun son territoire de mélancolie, voici le sien :

La chose à éviter :"le passé"

Je ne pense tellement pas au passé que j’ai effacé le software de mon système. D’ailleurs je n’ai aucune mémoire. Je refais parfois 3 fois le même projet sur 5 ans parce que je croyais ne pas l’avoir fait.

Les trois chansons qui l’empêchent d’être triste :

Love generation de Bob Sinclar :"c’est pas très chic mais c’est structurellement joyeux"

Le Mur de Florent Pagny : "ce n’est pas admirable, mais ça a le bonheur d’exister "

Show of Life de Arno :"c’est sympathique, ce n’est pas grand-chose mais c’est sympathique"

L’artiste contemporain qui l’égaye : Neo rauch

Quand rien n’est normal on sent bien qu’il y a de la richesse.

Neo Rauch
Neo Rauch © corbis

Sa société idéale : la petite île de Burano

Nous qui avons du mal à trouver quelque chose à dire à notre femme après 20 ans de mariage, eux après 5 siècles, ils sont toujours contents de se voir (…) C'est une société totalement égalitaire, totalement idéale.

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