Heureusement qu’Émmanuel Lepage n’a pas refusé l’invitation du directeur de l’Institut Paul-Emile Victor à venir en Antarctique. Il nous aurait privés d’un chef-d’œuvre !

Détail de la couverture de La Lune est blanche d'Emmanuel Lepage
Détail de la couverture de La Lune est blanche d'Emmanuel Lepage © Futuropolis

La lune est blanche est le récit d’unemission scientifique sur la base française Antarctique Dumont d’Urville, en Terre Adélie.

AprèsVoyage aux îles de la Désolation (Les îles Kerguelen accessibles uniquement en bateau) etUn printemps à Tchernobyl( récit en bande dessinée d’un voyage aux bords de la Zone interdite puis à l’intérieur de celle-ci), Emmanuel Lepage s’associe à son frère, François, photographe, pour son nouveau reportagesur un milieu extrême .

Les dessins, splendides, intercalés de photos servent une histoire dans laquelle le dessinateur se met en scène. Après l’histoire de la conquête du continent, découvert en 1840 par Jules Dumont Durville à qui il donne le nom de sa femme : la terre Adélie, il nous plonge dans l’aventure. Il a pu suivre le convoi de ravitaillement appelé le raid qui traverse le L'Antarctique en 15 jours. Un trajet exceptionnel pour accéder à la base franco italienne de Concordia. Passionnant.

Rencontre avec Emmanuel Lepage :

C’était incroyable, un rêve absolu

Pendant 10 jours, il s’est trouvé dans un groupe de 10 personnes, coupé du monde par une température de - 45°, qui dépendait pour sa survie d’un groupe électrogène.

Ce qui m’importe, c’est l’humain

Il ne se verrait pas évoquer seulement une histoire scientifique. Il raconte plutôt des chercheurs qui sont pour lui des aventuriers, des héros polaires.

Parler au lecteur comme un ami intelligent

A l’image d’un Emmanuel Carrère, un écrivain qu’il apprécie particulièrement, le dessinateur a besoin de dire d’où il parle.

La lune est blanche de François et Emmanuel Lepage – futuropolis

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