La 22ème édition c'est 5 créations, 22 représentations, 11 chorégraphes et 54 danseurs pour montrer un large éventail de performances artistiques.

Laura Scozzi - Barbe-Neige et les Sept Petits Cochons au bois dormant

Croiser Blanche Neige avec une barbe bleue, le Chaperon rouge en compagnie des Sept Petits Cochons, une abeille en train de courser un ours, n’arrive que chez Laura Scozzi. La chorégraphe italienne, fan de contes de fées à condition de leur mener la vie un peu dure, rêve de dynamiter les clichés de l’amour pour donner sa chance à une autre idée du bonheur.«J’ai voulu assassiner le modèle “ imposé ” de rencontre amoureuse, le culte de la beauté, le bien moralisateur et, surtout, le mythe du prince charmant souverain des contes de fées occidentaux destinés aux petites filles. »

Chez Scozzi, rien ne se passe comme prévu : Cendrillon perd sa pantoufle et ne la retrouvera jamais, Blanche-Neige a la peau noire et la fée ne sait pas se servir de sa baguette. Heureusement, le rire est la meilleure arme contre l’adversité et un bon pansement pour les bleus de la vie. Sur une musique de Niccolo Paganini, huit danseurs de haut vol cavalent dans la forêt des contes pour le meilleur et pour le pire.

Kader Attou - The Roots

Des racines et des origines de son désir de danse, Kader Attou, directeur du centre chorégraphique national de La Rochelle, a extrait The Roots, pièce pour onze danseurs téméraires comme le veut la danse hip hop. Après avoir osé tous les mixages entre les styles hip hop, contemporain ou kathak, Kader Attou s’attache à la question de l’émotion propre au mouvement, quelles que soient la technique et la virtuosité du danseur.

Autour d’un vieux tourne-disque et de quelques musiques évocatrices, il fouille et retourne les couches de la mémoire du corps et de son plaisir immense à danser. Pour retrouver les fondamentaux du mouvement hip hop mais aussi l’urgence intime de chacun à trouver sa voie dans la danse.

Cités danse connexions

En 2007, Olivier Meyer, directeur du Théâtre de Suresnes Jean Vilar a créé, avec le soutien déterminant du conseil général des Hauts-de-Seine, Cités danse connexions et nommé Nabila Tigane, déléguée générale.Un pôle pour les danseurs et chorégraphes hip hop Depuis 2007, Cités danse connexions, pôle de production, diffusion et transmission de la danse hip hop soutient la jeune création chorégraphique hip hop en favorisant l’émergence des danseurs et chorégraphes et en initiant des rencontres entre artistes d’horizons divers.Tout au long de l’année, Cités danse connexions organise des ateliers de perfectionnement, d’initiation à différentes esthétiques ainsi qu’un programme de sorties culturelles à destination de ces danseurs professionnels afin de développer leur potentiel créatif et leurs connaissances chorégraphiques.En cinq années, Cités danse connexions a fédéré une troupe d’une cinquantaine de danseurs, favorisant leur insertion professionnelle, en particulier grâce aux productions présentées lors du festival Suresnes cités danse, en tournée en France ou à l’étranger. Enrichis de ces formations, les danseurs deviennent pour les chorégraphes et metteurs en scène une formidable source d’inspiration.C’est dans cette logique de développement des danseurs, que sont présentés les programmes #1 et #2 de Cités danse connexions...

Rencontres hip hop / Soweto Kids - Sbuja Création / Hamid Ben Mahi - Apache

Suivre son désir, céder à son envie. En choisissant de danser sur des chansons d’Alain Bashung , le danseur et chorégraphe Hamid Ben Mahi a conçu un spectacle qui cogne les humeurs conflictuelles et rock de Bashung avec l’urgence nerveuse du hip hop. Intitulée Apache, cette pièce déplace le spectacle de danse vers le « concert corporel » pour mieux raconter des histoires intimes d’hommes et de femmes.En première partie de cette soirée, les Soweto Kids, très jeunes danseurs sud-africains montés sur ressorts, se font les ambassadeurs contagieux d’un nouveau style urbain, le sbuja (du mot français « bourgeois »). Cette combinaison hip hop ultra-nerveuse injectée de danses traditionnelles et de rythmes zoulous fait monter la fièvre en transperçant tout le corps. Grimaces, sifflements, cris et rires, le sbuja est passé par là.

Bouba Landrille Tchouda - Un Casse-noisette

Du hip hop dans Le Casse-noisette, Bouba Landrille Tchouda n’a peur de rien. S’emparer du monument du ballet classique pour en oser une relecture personnelle est toujours périlleux.Le scénario original met en scène une jeune fille qui reçoit un casse-noisette comme cadeau de Noël et rêve qu’il se métamorphose en superbe prince charmant. Sur la musique de Tchaïkovski, la version enlevée de Bouba Landrille Tchouda parie sur douze interprètes hip hop pour parler des jeunes princes et princesses d’aujourd’hui, toujours partants pour croire en la vie, en l’amour et en l’avenir. Un beau conte que le hip hop auréole d’une grâce et d’une vitalité toute contemporaine.Une clôture du festival sur une relecture des contes de fée, comme il s’est ouvert.

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