Sonia Devillers, productrice de "l'Instant M" reprécise la position de son émission média : couvrir l’affaire iTélé, pas l'affaire Morandini.

Jean-Marc Morandini a sa conférence de presse en juin 2016
Jean-Marc Morandini a sa conférence de presse en juin 2016 © AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT

Phénomène très rare sur une télévision privée, l’antenne était en grève hier sur iTélé. À 18h, l'antenne a repris par un journal - qui s’est achevé sans “un traître mot sur la grève qui affecte sa chaîne et que soutient pourtant une écrasante majorité de ses camarades”. Puis sur l'émission de Jean-Marc Morandini, qui a eu lieu en direct, avec le concours de techniciens venues en renfort de la maison mère : canal+

Bruno Donnet raconte la façon dont Jean-Marc Morandini a conduit sa première émission dans un tel contexte.

Un type mis en examen arrive à l’antenne, mais - présomption d'innocence, admettons.

Bruno Donnet a été sidéré par la manière dont Morandini a débarqué comme si de rien n’était. "Ce n’était plus Morandini mais Moran-dénit : toute une émission sur les médias, le sujet de son émission, sans un mot ni sur son arrivée ni sur la grève".

Après l'intervention du chroniqueur, Sonia Devillers a tenu à donner un petit mot personnel.

Elle tient à repréciser la position de son émission média sur France Inter, l'Instant M : couvrir l’affaire iTélé (ou comment une chaîne info impose avec brutalité cet animateur à sa radio) mais pas l’affaire Morandini.

La journaliste rappelle aussi :

On peut aussi rappeler que Le Grand Direct des médias a été la locomotive de l’audience d’Europe 1 et que tout le PAF, à de rares exceptions près, s’est précipité dans cette émission pendant des années. Les mêmes qui hurlaient hier soir sur les réseaux sociaux au journalisme de merde.

Et la journaliste de conclure : “Le problème, ce sont peut être les pratiques et l’image de Jean-Marc Morandini - c’est surtout ce qu’en fait iTélé

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