La Fnac prête à payer triple certains dimanches
La Fnac prête à payer triple certains dimanches © reuters

Dans une interview au journal Les Échos, le PDG de la FNAC, Alexandre Bompard, demande à pouvoir ouvrir ses magasins le dimanche. Le gouvernement suivra-t-il ? Le ministre de l'Économie, Emmanuel Macron, est en tout cas bien décidé à assouplir la réglementation pour booster la croissance. Les zones et les entreprises concernées pourraient être élargies.

"Amazon réalise 25% de son chiffre d'affaires le dimanche", explique Alexandre Bompard. "Je ne vois pas pourquoi le bricolage ou l'ameublement, qui ne subissent qu'à la marge la concurrence du e-commerce (3% à peine pour le bricolage) seraient autorisés à ouvrir le dimanche et pas notre secteur", explique-t-il. "Ces ouvertures seraient accompagnées de vraies contreparties sociales pour les salariés", assure-t-il.

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Bercy n'a pas encore répondu au PDG de la Fnac, mais le ministère prépare justement un projet de loi étendant le travail du dimanche : les magasins seront autorisés à ouvrir jusqu'à douze dimanches par an contre cinq aujourd'hui et que les zones touristiques seront étendues. Des zones touristiques de dimension internationale seront créées (on peut penser aux Grands Boulevards parisiens et aux Champs-Élysées).

Quelle compensation pour les salariés ?

Les commerces d'une dizaine de grandes gares pourront également ouvrir le dimanche. En revanche, c'est sur la compensation que les choses se précisent : dans les entreprises de moins de vingt salariés (95% des entreprises du pays), il pourrait ne pas y avoir de compensation. L'entourage du ministre de l'Économie relativise : le principe de compensation est maintenu, mais pour les petites PME, on verra bien si la compensation est financière ou si elle permet des jours de repos supplémentaires.

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Rien n'est acté, nous dit-on à Bercy, cela bouge tout le temps ! Sauf que rien n'est innocent non plus, selon les syndicats opposés à la libéralisation du travail. Eric Scherrer, président du syndicat des employés du commerce, ne mâche pas ses mots : pour lui, il n'y a plus de doute, les salariés viendront bientôt travailler gratuitement le dimanche !

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