En 1989, l’armée chinoise tire sur les étudiants place Tian'anmen, les français célèbrent le bicentenaire de leur révolution, le mur de Berlin tombe, les Roumains exécutent leur dictateur, Ceaucescu, Camille Claudel de Bruno Nuyten reçoit le césar du meilleur film, Bernard Blier, Samuel Beckett et John Cassavetes tirent leur révérence. Et pendant ce temps-là à France Inter ?

On va voir là-bas si on y est :

Daniel Mermet
Daniel Mermet © RF

Daniel Mermet créé Là bas si j’y suis, toujours à l’antenne aujourd’hui. Cette émission « modeste et géniale » comme le rappelle le producteur présente des reportages.

Chaque jour, de 16 à 17h, le producteur tend son micro « aux révoltés et enthousiastes de la planète au coin de la rue comme aux antipodes, pour voir, entendre et faire entendre comment le monde tourne. » __

Là-bas... débute toujours par l'écoute de messages déposés par les auditeurs sur le répondeur de l'émission. Daniel Mermet a débuté en 1977 sur notre antenne. C’est un ancien de l’Oreille en coin, où... il racontait des histoires pour enfants ! Il a ensuite animé La Bouteille à la Mer.

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Extrait d'une édition de Là-bas si j'y suis consacré à Berlin diffusé en novembre 89 :

On vit une époque moderne:

Chaque matin à 7h45 à partir de 1989, le chroniqueur matitutinal, et écrivain, Philippe Meyer s’adresse aux « heureux habitants de l’Aveyron et des autres départements français » dans Nous vivons une époque moderne . Avec son écriture joyeuse et précise, le présentateur pointe les travers et les incohérences de notre société. Tous les jours sa chronique s'échève par « je vous souhaite le bonjour ». Philippe Meyer a débuté sur notre antenne en 1982, avec Téléscopage . Ici, il ironise sur la réforme de l’orthographe qui préoccupe les Français :

Depuis 2002, Philippe Meyer présente sur notre antenne les samedis à midi La prochaine fois je vous le chanterai une émission dans laquelle il raconte, avec la passion du connaisseur un siècle de chanson française, des productions d'avant guerre au rock indé d'aujourd'hui.

Notre mémoire est express :

En 1989, pour_Trans Mémoires Express_ (dans _L’Oreille en coin_ ) Serge Gainsbourg reçoit dans sa cuisine Christine Lamaziere, Leila Djitli et Adèle pour écouter Vian, « une grande pointure » dans « J’suis snob ». C’est le principe de l’émission : passer des 45 tours pour faire réagir un invité, et le pousser à se révéler. Ici, Alain Bashung **qui raconte** comment il a failli abandonner la chanson ### L'information change de tête : "Rien de politique dans votre nomination ?" C'est la question que pose Roger Gicquel à Ivan Levaï, nouveau directeur de l'information de France Inter. Ce à quoi, Ivan Levaï lui répond que c’est une bonne question. C’est lui qui va faire venir Gérard Courchelle d’Europe 1 pour vivre et faire vivre la chute du mur de Berlin, avant de recruter Bernard Guetta en 1991.
. ### L'actualité internationale sur le devant de la scène :
Place Tian'anmen - 5 juin 1989
Place Tian'anmen - 5 juin 1989 © Reuters
L’actualité internationale est très riche cette année-là. Et France Inter vous la faire vivre. Le 4 juin 1989, l’armée chinoise tire sur les étudiants qui, bravant la loi martial, manifestaient Place Tien An Men. Avec les ouvriers et des intellectuels, ils dénonçaient la corruption du régime. La répression entraine la mort de 500 personnes. Le récit à l’antenne de Claude Meneau :
Chute du mur de Berlin
Chute du mur de Berlin © Flickr
Le 9 novembre, Patrice Bertin annonce la chute du mur de Berlin. Et présente les réactions qui seront diffusées dans l’édition spéciale consacrée à l’évènement. Depuis l’été, le rideau de fer se fissurait lentement : les familles d'Allemagne de l'Ouest et de l'Est contournaient l’interdiction de se retrouver. « Le mur est tombé. Hier, c’était symbolique, aujourd’hui, c’est concret » raconte la journaliste Laurence Simon.
target="_blank" href="#"> ![Lecture](sites/all/themes/fi_player_theme/img/spacer.png) Le journal de Denis Astagneau revient le lendemain revient sur la nuit de l’ouverture du mur. Le reportage de Gérard Scheer qui donne à entendre l’évènement :
Toujours pour donner à vivre, Alain Bédouet présente son émission Le téléphone sonne en direct du bunker de Michel Aoun, alors Premier ministre du Liban encore en guerre :
### L'oreille en coin détecte un futur président : En 1989, Nicolas Sarkozy a 34 ans. Il est l’invité de L’oreille en coin. Sa jeunesse précise-t-il est un ennui, surtout pour ceux qui ne l’aiment pas : comme il débute tôt en politique, ils vont devoir le supporter longtemps ! Prévient-il.
« Je suis malheureusement plus gourmand que gourmet » avoue-t-il dans la suite de son interview :
En 1989, les hommes politiques contrôlent moins leur image qu’aujourd’hui. L’anecdote racontée ci-dessous ne met pas le futur président de la République à son avantage :
### Plus haut la radio : France Inter, cette année là, affiche ses ambitions et sa légèreté dans sa campagne publicitaire avec ce slogan :**« Plus haut la radio »** décliné en homme jouant du saxo ou en femme jouant avec une balle rouge, comme le point sur le "I" d’Inter :
Pub 1989 - France Inter a 50ans
Pub 1989 - France Inter a 50ans © Radio France
Et à la télévision, c’est **Jean-Louis Foulquier** qui annonce la présence de _Pollen_ au festival des **Francofolies** . Entré en 1965 à France Inter au standard avec**Gérard Klein** qui finançait ses études de médecine, il a commencé par présenter _Studio de nuit_ . Renaud, Higelin, Balavoine, Barbara, Ferré, et Dalida lui rendent visite à la sortie de leur spectacle dans une ambiance de cabaret. Une aventure artistique qu’il a prolongée avec _Pollen_ . ### Le prix du Livre Inter a un titre improbable :
Petite chronique des gens de la nuit dans un port de l'Atlantique Nord
Petite chronique des gens de la nuit dans un port de l'Atlantique Nord © Radio France
En 1989, le Prix du livre Inter dont le jury est présidé par **Erik Orsenna** est attribué à Philippe Hadengue pour _Petite chronique_ _des gens de la nuit dans un port de l'Atlantique-Nord_ > L'action se déroule au fil des nuits dans un port de l'Atlantique Nord, dans le plus grand bar de nuit d'Europe occidentale : un opéra désaffecté, situé sur le long quai de l'ancien quartier des armateurs. Chaque nuit et jusqu'à l'aube s'y retrouvent les noctambules de la haute ville et du port. Dans la salle bondée l'effervescence est grande. Bien sûr les gens de la nuit content leur histoire. Celle de leur vie, de leur enfance, celle qui les enchaîne à un autre, impérieusement.
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