Né à Alesandria dans le Piémont, c’est à l’université de Turin, en 1954, qu’il obtient sa licence de philosophie, avec un mémoire sur le problème esthétique chez saint Thomas, publié en 1956. Cet intérêt pour le thomisme et la culture du Moyen Age est un des fils conducteurs de l’oeuvre romanesque d‘Eco, qu’il s’agisse du Nom de la Rose ou du Pendule de Foucault.

Umberto Eco
Umberto Eco © MaxPPP
A partir de 1961, il enseigne l’esthétique à l’université de Turin avec le titre de _libero_ _docente,_ ainsi qu’à la faculté d’architecture de Milan de 1962 à 1964. Entre 1966 et 1969, il est nommé professeur de « communications visuelles » à Florence, toujours à la faculté d’architecture, et enseigne en même temps la sémiotique à l’université de Milan. Dès 1991, il s’installe à Bologne où il est d’abord appelé comme professeur de sémiotique, puis, en 1975, comme directeur de l’Institut d’Enseignement de la Communication et du Spectacle. La théorie sémiotique, considérée comme méthode unique d’analyse des oeuvres à l’intérieur de leur milieu historique, lui permet de travailler autour de la production artistique d’avant-garde dans **l’Oeuvre ouverte** (1962), puis sur la culture de masse dans **Apocalittici e integrati** (1964). A cette époque, Eco analyse quelques phénomènes de l’actualité :**Diario minimo** en 1963 est le premier de ces textes, suivi de **Il costume di casa** (1973),**Dalla perifera dell’impero** (1976), **Sette anni di desirio** (1963) > Je fais partie de tous ceux qui, à travers la linguistique, la sémiotique et le structuralisme, pensent que la vérité est une construction culturelle, donc une interprétation. Intervenant dans le débat sur le structuralisme et s’opposant à une conception ontologique de la structure des phénomènes naturels et culturels, Umberto Eco écrit **La Structure absente** (1968) idéalement prolongée par **Lector in fabula** (1979) ; où il affirme que la compréhension et l’analyse d’un texte dépendent de la coopération interprétative entre auteur et lecteur. C’est, enfin, à partir de ses recherches plus particulièrement universitaires, qu’il élabore son **Trattato di semiotica generale** (1975). Umberto Eco a souvent enseigné dans des universités américaines, collaboré à l’UNESCO aux recherches sur la communication de masse, travaillé à la Radio-Télévision italienne à des programmes de recherche et d’expérimentation, ainsi qu’à « Universitas Project » avec Museum of Modern Art et au « Plan Europe 2000 » avec la Fondation Européenne de la Culture, sur des problèmes de communication dans les civilisations industrielles.
►►► POUR ALLER + LOIN | Umberto Eco sur france Inter [**> Boomerang d'Augustin Trapenard** ](http://www.franceinter.fr/emission-boomerang-umberto-eco-joue-a-vrai-ou-faux) [**> Partout ailleurs d'Eric Valmir** ](http://www.franceinter.fr/emission-partout-ailleurs-dix-minutes-avec-umberto-eco) **> le réentendre au micro de Patricia Martin sur France Inter** :
Umberto Eco
Umberto Eco © MaxPPP
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