Troublé :En arrivant ce matin au Palais des Festivals, j'ai réalisé qu'Ingrid Bétancourt nous regardait droit dans les yeux. Sa petite photo est affichée sur la gauche du Palais, mais nous la voyons à peine, pressés que nous sommes d'entrer dans les salles. On ne va pas jouer les père-la-morale, cette indifférence est liée à la vie frénétique du festivalier. Ici, le cinéma se dévore et dévore tout. Cela dit, si l'on accepte de croiser le regard de la jeune femme, on est surpris, dérangé et même bouleversé par cette intrusion du réél (je suis otage depuis 6 ans et ce n'est pas (encore) du cinéma) dans ce festival où, par définition, le réél n'existe qu'à travers la fiction et l'écran.Irrité :Ridicules, ces journalistes qui se croient héroïques parce qu'ils vont assister à la projection du "Che" de 4 heures 28. "Comment allons-nous tenir? Prenons de l'eau. Oui, et un pull! Heureusement, ils ont quand même prévu une pause!"Eh, les gars, on ne bosse pas à la mine et si vous suiviez le théâtre, il vous arriverait de rester assis sur un fauteuil moins confortable que le moelleux d'une salle cannoise, et ce parfois durant 8 heures!Amusé (ceci n'est pas un film) :Entendu ce dialogue entre une productrice et un journaliste culturel de France Inter :- "On mange mal, à Cannes, hein...- Oui, je grossis, je grossis, et je complexe!- Toi aussi ? Moi aussi...- Mais tu es bien roulée: regarde, tu portes du blanc!- Tu es fou! Tâte moi ces hanches! - Arrête... Tu sais que je prends des médicaments pour maigrir? Un comprimé rouge le matin, un bleu le soir. Et puis je m'habille en bleu marine pour faire illusion. - Tu sais, je suis "nazie" avec mon corps".

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