Stanislas Nordey - Julie Brochen
Stanislas Nordey - Julie Brochen © Maxppp

Rentrée mouvementée au Théâtre National de Strasbourg. Julie Brochen, l’ancienne directrice vient d’engager un bras de fer avec le Ministère de la Culture. Elle refuse de céder son fauteuil au metteur en scène Stanislas Nordey qui devait prendre ses fonctions cette semaine. Ce soir son avocat assure que Julie Brochen ne souhaite pas "s'accrocher à son fauteuil" et souhaite que tout soit réglé d'ici le 15 septembre.

Voici un dossier délicat pour la nouvelle ministre de la Culture, Fleur Pellerin qui hérite d'une situation mal gérée par Aurélie Filippetti . Un accord moral aurait été passé entre Julie Brochen et Aurélie Filippetti en 2013. L’ancienne ministre souhaitait un nouveau virage et un nouveau rayonnement pour le TNS mais elle avait accepté de prolonger d’un an le contrat de Julie Brochen qui devait ensuite démissionner. Mais Julie Brochen affirme qu'elle n'a jamais rien dit, ni écrit en ce sens. Elle s'en tient donc aux textes qui stipulent que le contrat d’un directeur de théâtre national ne peut être inférieur à trois ans. Elle s'estime donc directrice jusqu'en juillet 2016.

Situation kafkaïenne en coulisses

Au début de l’été, Aurélie Filippetti a annoncé la nomination de Stanislas Nordey à la tête du TNS. Il possède un bureau au théâtre, il s’apprête à présenter au public en fin de semaine la saison 2014/2015… qui a été préparée par Julie Brochen. La situation est kafkaïenne car le décret de sa nomination ne peut pas être signé. Pour dénouer la situation, voici plusieurs options : convaincre Julie Brochen de démissionner, engager contre elle une procédure de révocation, ou finalement la maintenir dans ses fonctions et trouver une autre direction à Stanislas Nordey. Mais selon nos informations, Julie Brochen et son avocat vont être reçus cette semaine au Ministère et c'est une procédure de révocation qui va être engagée.

Ce soir, l'avocat de Julie Brochen nous a annoncé que la lettre de démission est prête. Elle souhaite que tout soit réglé d'ici le 15 pour permettre à Stanislas Nordey de débuter son mandat. Il reste à régler le montant de la subvention pour permettre à sa compagnie de continuer à exister. Cela fait désordre dans la famille du théâtre et dans la famille socialiste...car ironie de cette histoire, l'oncle de Julie Brochen est un avocat, un certain Jean-Louis Brochen qui n'est autre que le mari de ... Martine Aubry.

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