Rudolph Giuliani, alors maire de New York, prédisait au début des années 80 que sous sa mandature, il y aurait "un flic derrière chaque New-Yorkais". Nicolas Sarkozy n'a rien dit de tel lors de sa venue à Ajaccio, mais le mercredi 31 octobre 2007, il l'a fait. Impressionnante cité envahie de bleu et de matraques, de boucliers et de menottes. Impossible de se déplacer sans vérification d'identité, des barrières barraient l'accès au périmètre de la préfecture où se tenait le matin, le conseil des ministres décentralisé. Fantasme? La ville ressemblait à un film de Costa Gavras. On s'attendait à voir surgir la grande silhouette de Montand avançant vers les CRS... et tomber après un coup mortel reçu en pleine tête. Oui, il y avait un air de "Z", dans ce SarkoZy show!. Lors d'un "7-10" spécial Corse en direct du Café Napoléon (vous êtes nombreux d'ailleurs à avoir contesté notre présence ce jour là à Ajaccio, nous traitant de "suivistes" et de "radio d'Etat"), "Esprit critique" a réuni ce jour là deux beaux esprits, deux corses qui bannissent tout régionalisme et prônent une culture ouverte, généreuse, universelle. Marie Ferranti, la romancière et le comédien Robin Renucci. La Corse est présente dans les romans de Marie Ferranti, une Corse sombre et violente. Renucci lui tente de sortir l'île de son désert culturel en rêvant de donner à tous une éducation culturelle et populaire, dans la tradition des Copeau, Gignoux et autres militants de la décentralisation, et en réunissant chaque été des amateurs et des professionnels du monde entier pour jouer dans toutes les langues, y compris la langue corse. Ecoutez d'ailleurs le débat passionnant entre les deux artistes sur la vie et la survie de la langue corse, et sur la manière dont une langue doit vivre, se nourrir, se transmettre.

Sarkozy
Sarkozy © Radio France
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