Un an après l'attaque qui a coûté la vie à 90 spectateurs de la mythique salle de concert parisienne, le chanteur britannique Sting a été le premier à s'y produire à nouveau.

Sting lors du concert de réouverture du Bataclan, le 12 novembre à Paris
Sting lors du concert de réouverture du Bataclan, le 12 novembre à Paris © Boris Allin

Le concert a commencé sobrement, le chanteur entrant en scène sans musique, et déclarant quelques mots en Français, avant une minute de silence :

"Nous avons deux tâches importantes à concilier : d'abord, se souvenir et honorer ceux qui ont perdu la vie dans l'attaque il y a un an. Ensuite, célébrer la vie et la musique que représentent cette salle de spectacle historique".

Sting était le premier artiste à se produire sur la scène du Bataclan après l'attaque terroriste du 13 novembre dernier. Un an après, le Britannique a chanté devant une salle entièrement rénovée et complète, avec 1.497 spectateurs, dont de nombreux invités, parmi lesquels la ministre de la Culture Audrey Azoulay et la secrétaire d'Etat à l'Aide aux victimes, Juliette Méadel.

Pendant près d'une heure et demie, le chanteur a repris ses succès, mais aussi des standards du groupe Police dont il a fait partie, ainsi que des chansons de son nouvel album, sorti vendredi. Accompagné par le trompettiste français Ibrahim Maalouf, il a notamment interprété une chanson nommée "Inch'Allah" consacrée à la crise des réfugiés.

"Ce n'est pas le public qui va rouvrir le Bataclan, c'est la France toute entière" (Patrick Pelloux, médecin urgentiste)

Le concert intégral sera diffusé sur France 2 à 0h55 dans la nuit de dimanche à lundi. Une séance de rattrapage est proposée lundi soir sur France 4, à 22h50.

Seul incident de la soirée : la sécurité du Bataclan a refoulé à l'entrée de la salle deux membres des Eagles of Death Metal, le groupe qui se produisait le 13 décembre à Paris quand a eu lieu l'attaque terroriste. "Ils sont venus, je les ai virés, il y a des choses qu'on ne pardonne pas", a déclaré le codirecteur du lieu Jules Frutos. Dans une interview, le chanteur du groupe, Jesse Hughes avait soupçonné que l'attaque ait été préparée de l'intérieur de la salle, avec la complicité des vigiles. Le manager du groupe a démenti cette information dans un communiqué, affirmant que les EODM n'avaient jamais tenté d'entrer au concert.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.