Chaque jour pendant le festival de photojournalisme Visa pour l'image, France Inter vous dévoile une image marquante exposée à Perpignan, commentée par son auteur.e. Aujourd'hui, une image extraite de l'exposition "Rivières blessées" de Gaël Turine.

Dans le quartier de Keraniganj qui abrite des ateliers de confection, le lit d’un canal qui se jetait dans la rivière Buriganga est rempli de détritus. L’eau n’atteint plus la rivière en raison de la masse de déchets accumulés dans le canal.
Dans le quartier de Keraniganj qui abrite des ateliers de confection, le lit d’un canal qui se jetait dans la rivière Buriganga est rempli de détritus. L’eau n’atteint plus la rivière en raison de la masse de déchets accumulés dans le canal. © Gaël Turine

"Dhaka, la capitale du Bangladesh, a été fondée il y a 400 ans sur la rive nord de la rivière Buriganga. La ville est entourée par un réseau fluvial formé de cinq rivières, et les nombreux canaux qui la sillonnaient dans le passé avaient une importance hydrographique majeure, reliant les rivières périphériques entre elles et au réseau fluvial.

La majorité de ces canaux urbains a été obstrué pour satisfaire, sans aucune considération pour l’environnement, le développement anarchique de la ville. Aujourd’hui, Dhaka et sa proche banlieue comptent plus de 18 millions d’habitants, contre à peine 1,5 million en 1971, année où le Bangladesh obtint son indépendance."

Alors que la Buriganga et les autres cours d’eau ont toujours été considérés comme "la ligne de vie" de Dhaka, ce sont désormais des rivières poubelles.

Gaël Turine

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