Chaque jour pendant le festival de photojournalisme Visa pour l'image, France Inter vous dévoile une image marquante exposée à Perpignan, commentée par son auteur.e. Aujourd'hui, une photo de Miquel Dewever-Plana, issue de la série "Bolivie : pour tout l’argent de Potosi".

Les mineurs boliviens travaillent dans des conditions extrêmement pénibles. La poussière de silice inhalée par les mineurs provoque la silicose, maladie pulmonaire incurable et cause de mort prématurée.
Les mineurs boliviens travaillent dans des conditions extrêmement pénibles. La poussière de silice inhalée par les mineurs provoque la silicose, maladie pulmonaire incurable et cause de mort prématurée. © Miquel Dewever-Plana

"Pendant près de neuf mois, j’ai partagé la vie des mineurs de Potosi [Bolivie, ndlr], les suivant dans les boyaux étroits du ventre de la montagne, mais aussi dans leurs rituels et leur quotidien avec leurs familles. Obscurité, chaleur, poussière, vapeur d’arsenic, manque d’oxygène sous la terre pour les hommes. Lumière, vent froid qui brûlent les yeux et la peau sur les pentes arides de la montagne pour les femmes."

Les conditions de travail des mineurs semblent ne pas avoir changé depuis cinq siècles.

"Les joues gonflées par les feuilles de coca pour faire taire la faim et la souffrance physique, ils continuent de creuser, toujours plus loin, à la poursuite du même rêve, celui de trouver le filon d’argent tant fantasmé qui mettrait fin à des siècles de pauvreté.

Mais ils savent, comme me le dira l’un d’eux, que les espagnols (tout autant que les grandes entreprises privées des XIXe et XXe siècles) ne leur ont laissé que « des miettes »."    

Miquel Dewever-Plana

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