L'office chinois de lutte contre la corruption a annoncé dimanche soir que Meng Honwei faisait l'objet d'une enquête pour "violations présumées de la loi". Selon sa femme, ce haut fonctionnaire, qui a envoyé à Interpol sa démission, est en danger.

Meng Hongwei, président démissionnaire d'Interpol
Meng Hongwei, président démissionnaire d'Interpol © AFP / ROSLAN RAHMAN

Après plusieurs jours d'incertitude, Interpol a annoncé dimanche soir la démission de son président, le Chinois Meng Hongwei, porté disparu depuis plus de dix jours. Dans un communiqué posté sur Twitter, l'organisation internationale basée à Lyon a annoncé : "Aujourd'hui, dimanche 7 octobre, le secrétariat général d'Interpol (...) a reçu la démission de M. Meng Hongwei, en tant que président d'Interpol, avec effet immédiat". Il sera relayé à ce poste par le Sud-Coréen Kim Jong Yang, actuel vice-président, qui assurera l'intérim d'ici à la prochaine assemblée générale d'Interpol, du 18 au 21 novembre. 

Deux heures plus tôt, la Commission centrale d'inspection disciplinaire du Parti communiste chinois, chargée de la répression de la corruption chez les fonctionnaires, annonçait que Meng Hongwei "est actuellement visé par une enquête car il est soupçonné d'avoir violé la loi". Une annonce qui ne s'étend pas plus sur ce qui est précisément reproché à l'homme. 

"Ruine politique"

Où est Meng Hongwei, 64 ans ? Pour l'heure, personne ne le sait, et, en particulier, pas son épouse Grace Meng : dimanche après-midi, celle qui a alerté les autorités sur sa disparition a à nouveau fait part de son inquiétude. Selon elle, son époux est "en danger". Elle raconte que son dernier signe de vie remonte au 25 septembre, et qu'il s'agit de deux messages : le premier indiquant "attends mon appel", le second, reçu plus tard, ne comportant qu'un emoji couteau. 

Selon Grace Meng, qui s'est exprimé dos aux caméras, à visage couvert, cette histoire relève de la "ruine politique". "Cette affaire relève de la justice. Cette affaire concerne la communauté internationale. Cette affaire concerne le peuple de mon pays", dit-elle, ajoutant : "Tant que je ne le vois pas en face de moi, en train de me parler, je ne peux pas avoir confiance". 

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.