Depuis les années 1960, il semblait s'être dénaturé au fil du temps, le western confirme son retour en force, non seulement comme véritable genre au cinéma, mais aussi en fiction radiophonique, en littérature et en bande dessinée. Sur "France Inter", parlons western sous toutes les coutures !

Cow-boy chevauchant dans Monument Valley en Arizona (Tsé Bii' Ndzisgaii en langue navajo, qui signifie "vallée des rocs")
Cow-boy chevauchant dans Monument Valley en Arizona (Tsé Bii' Ndzisgaii en langue navajo, qui signifie "vallée des rocs") © AFP / Peter Groenendijk / Robert Harding Heritage

Avant l'arrivée du cinéma, le western constituait un genre littéraire à lui tout seul, car l’imaginaire développé par les auteurs semblait aussi vaste que le désert d’Arizona ! Mais la page se retrouva occultée par l'écran géant. Pourtant, bien des chefs-d’œuvre du cinéma s’inspirent de cette littérature ! 

Claude Aziza, maître de conférences à la Sorbonne Nouvelle dans l'émission Pop Fiction :

Le western est un genre complet… il attire à lui, à la fois des éléments historiques, mythiques, mythologiques, littéraires, épiques.

En littérature

Nombre de chefs-d’œuvre du genre western au cinéma ont pour origine des romans non moins excellents. Parmi la somme de romans extraordinaires de la littérature américaine, la plupart furent ignorés et surtout, rarement publiés en français.

Aujourd’hui, la réhabilitation de cet authentique genre littéraire s’effectue grâce à la collection Western chez Actes Sud, une collection dirigée par le réalisateur Bertrand Tavernier, passionné de cinéma hollywoodien.

Bertrand Tavernier :

J'ai choisi ces romans pour leur originalité, pour leur fidélité aux événements historiques, pour leurs personnages attachants, le suspense qu'ils créent, mais aussi pour leur art d'évoquer des paysages…

Parmi une quinzaine de titres, la collection propose Terreur Apache de l’écrivain William Riley Burnett, l’auteur d’Asphalt Jungle. Le livre Terreur Apache s’appuie sur des faits historiques et inspirera le chef-d’œuvre cinématographique de Robert Aldrich, Fureur Apache.

Bertrand Tavernier, dans sa conférence à l’Institut Lumière à Lyon, présente le livre dans le contexte du film qu'il a inspiré :

Au cinéma

Depuis l'invention du cinéma, ce sont près de sept mille westerns qui ont été tournés, des premiers westerns mythiques des débuts d’Hollywood aux derniers westerns crépusculaires en passant par les westerns spaghettis. 

Bertrand Tavernier :

Le western est vraiment une création américaine… c’est un genre qui englobe énormément de thèmes, la loi, l’ordre, la frontière, les thèmes mythologiques de l’Amérique.

Dans l’émission Popopop de mars 2018, Bertrand Tavernier est l’invité d’Antoine de Caunes pour parler du western, à l’occasion de la sortie du film Hostiles de Scott Cooper. Passionnant conteur, il évoque sa passion pour le western et nous reparle de sa collection en pleine expansion.

L'exercice de style que représente le western permet à chaque génération d'exprimer les préoccupations de son temps, le racisme, la guerre ou le bouleversement de l'équilibre écologique.

En fiction radio 

L’émission Autant en emporte l’Histoire résonnera de quelques tirs de balles, dimanche 20 mai 2018, avec la fiction, 1850, un Français dans la Ruée vers l’Or. Cette fiction, écrite par l'auteur franco-anglais,Thady Macnamara, évoque la ruée vers l’or des Français en Californie vers 1850. 

Éric Libiot (Rédacteur en chef culture à L’Express, dans l’émission Pop Fiction du 10/01/2016) :

Le western est une quête de soi… on cherche l’or et on se cherche aussi.

Stéphanie Duncan reçoit l’historienne Annick Foucrier, spécialiste du continent nord-américain, pour commenter cette fiction et l’épisode de l’histoire qu’elle raconte.

Pour patienter avant dimanche, vous pouvez écouter un extrait de cette fiction réalisée par Laurence Courtois :

2'04

1850, un Français dans la Ruée vers l'Or

Par Thady Macnamara

En bande dessinée

La bande dessinée, cet art à la croisée de l’écriture littéraire et de l’écriture graphique, est parfaitement à même de restituer le côté épique du western, mais aussi ses grands espaces.

Éditrice-web sur le site de France Inter, et jurée Jeunes talents au Festival de Bande dessinée d’Angoulême, Anne Douhaire a rapporté, dans ses publications, l’attrait toujours vif pour le genre du western. 

Elle en parle avec les auteurs primés à l’édition 2017, comme Mathieu Bonhomme, créateur de L'homme qui tua Lucky Luke, Fauve d'Angoulême, Prix du public Cultura.

Mathieu Bonhomme :

Et si le western était redevenu le terrain de jeu des auteurs ?

Pour en savoir plus sur un western mythique !

Little Big Man du réalisateur Arthur Penn, en version restaurée inédite, distribué par Carlotta Films.

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