Cette semaine YesWeCult se dérouille les oreilles avec Belgica , découvre une femme à suivre, et se passionne pour des légendes de Gainsbourg à K Dick en passant par Federico Garcia Lorca. A chacun son sens du tragique !

Quand l'électro de Soulwax se pique de rock

Il y a des B.O. comme ça qu’on pourrait se repasser en boucle, la nuit, le jour, sans jamais s’arrêter. Virgin Suicide , Trainspotting , tellement usées jusqu’à la couenne qu’il fallait bien songer à se mettre en quête de nouveauté.

Ne cherchez plus la perle rare, on l’a trouvée, c’est la B.O du film Belgica , le tout nouveau Felix Van Groeningen (Alabama Monroe ,La Merditude des Choses ). Elle est signée Soulwax (16 titres, sortie chez Pias), et c’est un événement !

Déjà parce que ça fait dix ans que les créateurs du groupe 2 Many DJ’s n’avaient rien sorti. Et puis parce que les frères Dewaele se sont complètement investis dans l’écriture du film. Ils ont composé la musique, mais mené surtout des castings et inventé carrément les groupes qui se succèdent sur la scène du Belgica, lieux culte de la vie nocturne à Gand.

Exemple ici avec le groupe The Shitz

Christiane Jatahy, une femme à suivre

Jahaty
Jahaty © Aline Macedo

Christiane Jatahy donne un sacré coup de jeunesse au théâtre et son spectacle fait le buzz en ce moment au Théâtre National de la Colline. C'est une adaptation très rock des Trois Sœurs de Tchekhov par une metteuse en scène brésilienne, Christiane Jatahy.

Dans la même soirée, les spectateurs voient deux fois la même pièce, dans sa version théâtre et dans sa version cinéma. Des spectateurs qui sont aussi invités à participer à la construction du spectacle. Ils sont divisés en deux groupes. L'un assiste à la représentation théâtrale. L'autre regarde la version filmée. A l'entracte, ils changent de salle, et les comédiennes rejouent la pièce une 2ème fois dans la soirée. La metteuse en scène Christiane Jatahy est aux manettes et réalise le film en direct pendant la représentation théâtrale.

Une grande histoire d'amour est en train de naître entre la brésilienne et le public français. L'année prochaine, elle sera artiste associée à l'Odéon et mettra en scène les comédiens de la Comédie-Française.

To be a bot or not

Il y a des jours où la team culture de France Inter se demande comme K Dick si elle appartient vraiment au monde réel. Nos avons donc trouvé un grand réconfort en voyant qu'Arte rend un hommage ces jours-ci à l'auteur de science fiction Philip K Dick . Après le documentaire Les mondes de Philip K Dick , diffusé ce mercredi 2 mars, l'aventure continue avec un jeu vidéo sur le site Arte creative et une expérience étonnante appelée I Philip . Ses livres sont à l'origine de films comme Blade Runner, Minority Report ou Total Recall .Cet écrivain est une légende, un homme paranoïaque mais hyper créatif et inventif. Il n'a jamais bougé de chez lui (dauf une fois pour une conférence mythique en France) mais a inventé des mondes où se mêlent humains et machines et qui nous semblent aujourd'hui pertinents. I Philip , film de 14 minutes est la proposition la plus innovante de cet hommage à Philip K Dick.En 2005, un androïd a été construit, sa tête en tout cas, contenant les romans et la vie de K Dick. Dans la vraie vie, ce robot a été construit puis a été perdu ou volé six moi plus tard. Le film I Philip le fait revivre. Le spectateur se retrouve donc dans la tête de cet androïd, et regarde les situations, les personnages, comme s'il était lui même ce robot. On peut regarderI Philip avec l’application mobile ARTE360 et naviguer dans l'image en bougeant son mobile, ou bien, mettre un casque de réalité virtuelle sur la tête et profiter d'une vision plus confortable encore.

K Dick Californium
K Dick Californium © Radio France

Vous pouvez aussi commencer à jouer à Californium, un jeu inspiré des univers de K Dick.

De la réalité au moment de la mort : le cas Lorca

Federico Garcia Lorca
Federico Garcia Lorca ©

Ilana Moryoussef s'est passionée pour un roman sur les circonstances de l’assassinat de Frederico Garcia Lorca. Le titre : Ainadamar (sous-titre La fontaine aux larmes), de Serge Mestre aux Editions Sabine Wespieser. Le poète, dramaturge et compositeur a été assassiné en août 1936 à Viznar par les milices franquistes. Le régime de Franco a interdit la circulation

de ses œuvres jusqu'en 1953.

Gainsbourg toujours

Gainsbourg expo Hegoa
Gainsbourg expo Hegoa © Jean-Claude Deutsch

Nous n'avons pas échappé à cette bouffée de nostalgie qui a saisi France Inter cette semaine autour de Serge Gainsbourg. Ainsi Matthieu Culleron n'a pu s'empêcher de foncer à la galerie Hegoa pour une expo de photos mythiques à voir jusqu'au 8 avril.

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