Une sélection de quarante oeuvres de très grandes dimensions dont certaines, comme un ensemble d’encres de 2006, n’ont jamais été exposées !

Zao Wou-Ki, Traversée des apparences, 1956 Collection particulière
Zao Wou-Ki, Traversée des apparences, 1956 Collection particulière © Dennis Bouchard Zao Wou-Ki © ADAGP, Paris, 2018

Le Musée d'Art moderne présente la première grande exposition à Paris depuis 15 ans consacrée à l’artiste Zao Wou-Ki (1920-2013). 

Si son oeuvre est aujourd’hui célèbre, les occasions d’en percevoir la complexité sont demeurées trop rares à Paris. L’exposition souhaite en renouveler la lecture et invite à une réflexion sur le grand format. 

Le parcours débute au moment où Zao Wou-Ki adopte une expression nouvelle, « abstraite » – terme trop restrictif à ses yeux – avec l’oeuvre de 1956 intitulée Traversée des apparences. Cette étape décisive précède un premier séjour aux Etats-Unis, l’année suivante, qui le conforte dans la quête d’un espace toujours plus vaste. 

Zao Wou-Ki, Décembre 89 – février 90 - Quadriptyque, 1989-1990 Collection particulière
Zao Wou-Ki, Décembre 89 – février 90 - Quadriptyque, 1989-1990 Collection particulière / Jean-Louis Losi Zao Wou-Ki © ADAGP, Paris, 2018

Artiste au croisement de plusieurs mondes, Zao Wou-Ki quitte la Chine en 1948 pour venir à Paris au moment où l’« art vivant » commence à se partager entre les États-Unis et la France. Son oeuvre traverse les débats esthétiques qui marquent le développement de l’art moderne et, s’il appartient à une scène parisienne qu'il apprécie, il perçoit très tôt la vitalité de la peinture américaine. Progressivement, il renoue aussi avec certains traits de la peinture chinoise dont il s’était écarté de façon volontaire. 

Zao Wou-Ki n’aime pas le mot « paysage » auquel il préfère celui de « nature ». Ses rapports avec le monde extérieur sont faits de découvertes et de voyages, de rencontres fécondes dont les premières furent avec Henri Michaux et le compositeur Edgar Varèse. Poésie et musique demeureront pour lui deux pôles d’attraction permanents, comme une tension nécessaire avec la peinture – donnant sens, à mesure que son art s’affirme, à l’expression que l’artiste a inspirée très tôt à Michaux : L’espace est silence. 

Zao Wou-Ki, Hommage à Claude Monet , février-juin 91 – Triptyque, 1991
Zao Wou-Ki, Hommage à Claude Monet , février-juin 91 – Triptyque, 1991 / Jean-Louis Losi - Zao Wou-Ki © ADAGP, Paris, 2018

En insistant sur la portée universelle de son art et sur sa place aux côtés des plus grands artistes de la deuxième moitié du XXe siècle, le Musée d’Art moderne présente une sélection de quarante oeuvres de très grandes dimensions dont certaines, comme un ensemble d’encres de 2006, n’ont jamais été exposées. 

L’exposition bénéficie du soutien de la Fondation Zao Wou-Ki.

Zao Wou-Ki, Le vent pousse la mer, 2004 Collection particulière
Zao Wou-Ki, Le vent pousse la mer, 2004 Collection particulière / Dennis Bouchard Zao Wou-Ki © ADAGP, Paris, 2018
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