Il y a trente ans, le 9 novembre 1989, le mur qui séparait Berlin en deux est tombé, ouvrant la voie à la réunification de l'Allemagne et, plus tard, à la fin de la guerre froide. Si le Mur avait inspiré les artistes musicaux après sa construction, sa fin a aussi donné lieu à des chansons.

Le violoncelliste Mstislav Rostropovich au pied du mur de Berlin, le 11 novembre 1989
Le violoncelliste Mstislav Rostropovich au pied du mur de Berlin, le 11 novembre 1989 © Capture d'écran

L'histoire du mur de Berlin, et de sa chute, est étroitement liée à la musique : l'une des images les plus fortes des moments qui ont suivi la chute du mur est celle du violoncelliste russe en exil Mstislav Rostropovitch, venu de son propre chef au célèbre Checkpoint Charlie, devant le mur le 11 novembre. Son interprétation d'une sonate de Bach est filmée par des caméras du monde entier, et devient un moment-clé de cette page de l'histoire. 

Après sa construction, le mur, symbole de la guerre froide qui divisait le bloc en deux camps, avait inspiré les musiciens. Le groupe de rock psychédélique Pink Floyd avait fait du mur un de ses symboles, dans l'album "The Wall" - si celui-ci ne fait pas directement référence au mur de Berlin, il s'inscrit dans l'époque. Au début des années 80, Elton John qui s'inspire directement de la guerre froide pour la chanson "Nikita", dont le clip met en scène le fameux mur. 

Peu avant la chute du mur, Berlin est une source d'inspiration : pour David Bowie, qui y réalise trois albums mêlés d'influences diverses, mais aussi pour l'Américain David Hasselhoff, aux origines lointaines allemandes, qui reprend un ancien succès allemand, "Looking for freedom", en 1989 - l'artiste a désormais un musée qui lui est dédié à Berlin. 

Écrite avant la chute du mur, "Wind of change" du groupe Scorpions est enregistrée en 1990 et devient l'un des symboles de la chute du mur, avec ses paroles évoquant Moscou, où le groupe avait été invité à l'été 1989. Une thématique qui n'est pas sans rappeler le célèbre "Back in the USSR" des Beatles

Et en France ? Plusieurs artistes se sont frottés au mur, à commencer par Patrick Bruel en 1995 qui commence son titre "Combien de murs" par une évocation directe à la chute de celui de Berlin : "D'abord une pierre qui vole en éclats / Une drôle de poussière puis un fracas / Sortez de chez vous, réveillez tous les gens / Qui ont rendez-vous depuis si longtemps". Chanson méconnue de Salvatore Adamo, "Berlin ce jour-là" évoque directement le 9 novembre 1989. 

Plus récemment, Sébastien Tellier a publié "Mauer" ("mur" en allemand), une chanson entièrement en allemand qui raconte l'histoire d'une femme qui s'adresse au Mur, avec lequel elle avait l'habitude... de jouer au tennis. 

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