Vous avez déjà été malade et testé positif au printemps dernier ou même il y a quelques semaines, et vous imaginez que cela vous protège d’être à nouveau contaminé ? Détrompez-vous ! Une étude confirme qu’avoir eu le Covid une première fois, ne garantit pas une totale immunité.

On peut donc être testé positif au Covid une première fois, et être réinfecté une deuxième fois
On peut donc être testé positif au Covid une première fois, et être réinfecté une deuxième fois © AFP / Jean-Philippe KSIAZEK

Nous sommes au moins 743 000 à l'avoir eu depuis le début de l'épidémie. Sans compter tous ceux qui ne se sont pas fait dépister avant l'été. "Le Covid, c'est fait", pourrait-on se dire dans ces cas là, en tablant sur une immunité après l'infection et en levant le pied sur les gestes barrières.

Ce serait une erreur, puisqu'il peut y avoir des réinfections. L'étude, publiée cette nuit dansThe Lancet Infectious Diseases, décrit un cas aux États-Unis : un jeune homme, qui a même été plus malade la deuxième fois que la première. Âgé de 25 ans et suivi au Nevada, le jeune homme n’avait pas de problèmes de santé ou de déficit de l’immunité en particulier. Il a été testé positif une première fois avec peu de symptômes en avril dernier et testé deux fois négatif par la suite.

En juin, il développe des symptômes sévères. Il est alors hospitalisé et placé sous oxygène. Le test se révèle à nouveau positif et l’analyse du virus prouve qu’il s’agit bien d’une deuxième infection, indépendante de la première.

Une deuxième infection peut-être plus sévère

Quatre autres cas comme celui-là ont été rapportés et documentés dans le monde : en Belgique, en équateur, aux Pays-Bas et à Hong-Kong. Ce cas américain a ceci de commun avec le cas équatorien que la deuxième infection est plus sévère que la première, ce qui est plutôt étonnant. Qui plus est, elle survient assez vite : 48 jours seulement après la première, ce qui interroge forcément sur la durée d’éventuels anticorps.

Pour le professeur Odile Launay, infectiologue, le jeune homme "a peut-être un déficit de l'immunité plus spécifique pour ce virus, ça peut être une hypothèse. Ça peut-être aussi le fait que l'immunité est de courte durée et peut-être chez certaines personnes de plus courte durée encore." Pour l'infectiologue, "ça invite a beaucoup de prudence sur les risque de se réinfecter quand on a déjà été infecté par ce virus." 

Tout cela pose évidemment question sur la capacité des vaccins à nous protéger durablement, sans avoir besoin de faire des rappels à intervalles réguliers. 

En France, sans que ce soit très courant, des cas de réinfection ont été constatés aussi. Les médecins sont en train de réunir les données les concernant pour en faire l’étude. 

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