Des chiens détecteurs des cancers du sein : c'est l'essai clinique que l'institut Curie s'apprête à lancer. 450 femmes, dont la moitié ne sont pas malades, participeront à ce projet appelé Kdog.

Un jeune malinois, qui participe à l'essai Kdog, à l'arrêt devant le contenant de l'échantillon d'une personne ayant un cancer du sein
Un jeune malinois, qui participe à l'essai Kdog, à l'arrêt devant le contenant de l'échantillon d'une personne ayant un cancer du sein © Maxppp / Arnaud Dumontier

"Kdog", voilà le nom de ce premier essai clinique initié par l'Institut Curie. L'objectif : détecter, par la sueur, le cancer du sein. L'essai vient tout juste d'inclure deux femmes. Et en deux ans, ce sont 450 autres qui vont y participer.

À l'origine, il y a une infirmière, Isabelle Fromantin, une spécialiste des plaies tumorales. C'est elle qui, la première, a eu l'idée de monter ce projet. Et le principe est très simple : "On va demander aux femmes de positionner sur leur sein, pendant une nuit, des compresses qui vont s'imbiber de sueur", décrit-elle. 

Ensuite, il suffit d'envoyer les compresses sous enveloppe. L'institut Curie s'occupe alors de les mettre dans des bocaux. Aux chiens ensuite de prendre la relève : "Ils ont été éduqués pour s'arrêter devant un prélèvement associé au fait que la femme aie un cancer" explique Isabelle Fromentin. "Les bocaux vont être présentés aux chiens qui, soit vont s'asseoir devant et vont marquer et dire 'il y a cancer'. Ou alors ils passent devant et ça veut dire qu'ils n'ont pas détecté de cancer."

Les vedettes de ce test sont donc deux chiens : Nikkō et Nougaro, un malinois et un labrador qui suivent un entraînement quotidien, avec des tests réguliers, démontrés et publiés.

Isabelle Fromantin ignore, par contre, si les chiens sont capables de reproduire leur détection "de façon répétée, avec une constance de travail, comme on va le demander à un outil diagnostique. Ça, on ne le sait pas et c'est ce qu'on va découvrir par cette étude clinique."

On ne sait pas non plus ce que les canidés sentent précisément. Ce sera aussi l'objet de l'étude pour laquelle trois autres chiens vont se préparer. Le but : rendre des pré-tests plus accessibles, même s'ils auront de toute façon toujours besoin d'être confirmés par une imagerie de mammographie.

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