Plus de la moitié de la population israélienne a désormais reçu les deux doses du vaccin Pfizer-BioNTech et les indicateurs de l'épidémie sont de plus en plus bas. La Fête de Pessah, la Pâque juive commence samedi et contrairement à l'an passé, elle sera célébrée sans restrictions.

Les autorités israéliennes ont misé, depuis fin décembre, sur une campagne de vaccination intense : plus de la moitié de la population ont désormais reçu les deux doses du vaccin Pfizer.
Les autorités israéliennes ont misé, depuis fin décembre, sur une campagne de vaccination intense : plus de la moitié de la population ont désormais reçu les deux doses du vaccin Pfizer. © AFP

La vaccination semble prouver son efficacité. En Israël, alors que le pays est déconfiné depuis début février, la situation parait s'améliorer depuis quelques semaines. Les autorités ont misé, depuis fin décembre, sur une campagne de vaccination intense et plus de 4,6 millions d'Israéliens (sur 9,2 millions d'habitants, soit plus de la moitié de la population) ont désormais reçu les deux doses du sérum Pfizer/BioNTech. La vaccination n'est ouverte qu'aux plus de 16 ans (sauf exception, 600 jeunes souffrant de pathologies lourdes ayant été vaccinés, sans présenter d'effets secondaires). 

Trois mois après le début de la vaccination, environ 90% des plus de 80 ans ont reçu, en Israël, les deux doses du vaccin Pfizer, 93% chez les 70-79 ans, 83% chez les 60-69 ans. Mais les plus âgés ne sont pas les seuls concernés. Les 20-29 ans sont totalement vaccinés pour 60% d'entre eux, tout comme 80 % des quinquagénaires. 

En échange de données biomédicales anonymisées sur les effets, les Israéliens avaient conclu un accord avec le géant pharmaceutique américain, permettant ainsi de disposer de millions de doses rapidement et expliquant en partie aussi l'efficacité de la campagne.   

Les contaminations en baisse depuis début mars

Conséquence de cette vaccination express de la population entamée fin 2020, le taux de contamination ne cesse de baisser. Seulement 1,1% des tests effectués étaient positifs ces derniers jours, contre 6% il y a un mois. De même, le nombre de contaminations ne cesse de chuter depuis le début du mois. Globalement, il est en baisse depuis le début de l'année, même si la courbe a connu quelques coups de frein, fin janvier et mi-février. 

Le nombre de malades hospitalisés dans un état "grave" ne cesse, lui aussi de baisser. Ces quatre dernières semaines, il est passé de plus de 800 personnes à 482 patients actuellement. Le "R Zéro" est à 0,55 signifiant que 100 personnes contaminées ne contamineront que 55 personnes. 

Pas "d'effet déconfinement"

Le carnaval juif de Pourim, fêté il y a un mois, n'a donc pas eu d'effet négatif. Tout comme le déconfinement complet il y a trois semaines, avec la réouverture des écoles et - pour ceux qui ont leur certificat de vaccination - des restaurants, des salles de sport, des piscines ou des théâtres. Depuis un mois, 90% des nouvelles contaminations ont été provoquées par le variant britannique et contre lequel le vaccin Pfizer est efficace. Israël a dénombré très peu de variants sud-africains et brésiliens car l'aéroport vient juste de rouvrir.

Le pays entre donc dans une nouvelle phase, celle de la gestion des 3 000 nouveaux entrants quotidiens et il prépare la vaccination des moins de 16 ans pour l'automne.