Ce mercredi, les studios Disney mettent un terme à la saga mythique Star Wars. Mais ils ne manquent pas d'idées pour continuer à faire vivre un univers parmi les plus rentables de l'histoire du cinéma, comme ils le font avec celui de Marvel… et bientôt d'autres ?

Le droïde BB8, personnage apprécié des fans dans la dernière trilogie
Le droïde BB8, personnage apprécié des fans dans la dernière trilogie © AFP / Alberto E. Rodriguez / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

Ce mercredi, Star Wars : l'ascension des Skywalker, qui sort dans les salles de cinéma du monde entier, vient clore une saga commencée il y a plus de 40 ans avec La Guerre des étoiles (renommé plus récemment Un nouvel espoir), de Georges Lucas. 

Lancée presque à reculons, car Georges Lucas ne croyait pas au succès de ses films, la saga s'achève quatre décennies plus tard en grande pompe : à Hollywood, les fans les plus chevronnés de l'univers Star Wars campent depuis jeudi dernier devant le cinéma qui accueillera la première mondiale du film. Tous les secrets de la Force et de la dynastie Skywalker devraient être révélés dans cet ultime épisode. 

Tous ? Bien sûr que non ! En 2012, quand les studios Disney rachètent LucasFilm, producteur des deux trilogies, pour la coquette somme de 4 milliards de dollars, une galaxie de possibles s’est ouverte. Disney n'a certainement pas l'intention d'en finir avec l'exploitation de sa franchise. 

Trilogies et "spin-off"

En parallèle de la nouvelle trilogie, dont les bases ont été écrites par George Lucas lui-même, Disney a lancé le développement de deux films tirés de cet univers, sous la bannière A Star Wars story : Rogue One et Solo. Le premier se déroule juste avant l'action du quatrième film de l'ordre chronologique (le tout premier sorti en 1977), le second revient sur la jeunesse de l'un des personnages clé de la saga, Han Solo. Ce dernier a reçu le plus mauvais accueil commercial de toute la saga

Depuis novembre dernier, Disney propose également, sur sa plateforme de streaming Disney , une série originale dérivée de cet univers : The Mandalorian. Créée par Jon Favreau (Iron Man, Le Roi Lion), celle-ci situe son action entre Le Retour du Jedi et Le Réveil de la Force et suit de nouveaux personnages et a déjà marqué les réseaux sociaux en raison de la présence d'un attachant "bébé Yoda". Une deuxième saison est d'ores et déjà en cours d'écriture. 

Séries, parcs d'attractions...

Si Star Wars n'a pas attendu Disney pour se décliner à foison (la série et le film Clone Wars, en 2008, avaient déjà pris leurs distances avec l'arc narratif principal), le géant américain est connu pour s'accrocher à ses licences et les ronger jusqu'à l'os. Disney a d'ores et déjà annoncé une nouvelle trilogie, qui ne racontera pas les aventures de la famille Skywalker. Et planche sur un nouveau film dérivé, qui sera écrit par les créateurs de Game of Thrones

C'est tout ? Non, toujours pas. Il faudrait, pour être exhaustif, évoquer aussi les parcs d'attraction Disney qui adoptent la thématique Star Wars, ou encore un programme de formation des enfants au sport lancé en Grande-Bretagne, avec pour mot d'ordre "Entraînez-vous comme un Jedi".

Disney va-t-il racheter James Bond ?

Et dans un avenir plus lointain ? Selon un site spécialisé, "Making Star Wars", Disney planche sur une adaptation d'un comic book autour de cet univers, centré sur un personnage jamais apparu à l'écran, le Docteur Aphra, une archéologue travaillant pour Dark Vador. Si cet indiscret se concrétise, cela deviendrait la première rencontre entre les licences Star Wars et Marvel – l'autre licence que Disney exploite jusqu'à plus soif, et qui elle aussi a de nombreux projets dans les cartons. 

Où s'arrêtera donc l'appétit de licences, d'univers et de personnages des studios Disney ? Dans une interview accordée au magazine Time la semaine dernière, le patron du studio, Bob Iger, désigné homme d'affaires de l'années par le célèbre magazine, a déclaré que pour l'heure, Disney n'était pas intéressé par l'achat d'autres licences. Mais il y a un mais. Car la réponse intégrale de Bob Iger ne s'arrête pas à "Nous ne sommes pas intéressés" : 

"Nous ne cherchons pas à acheter quoi que ce soit en ce moment mais j’ai toujours été un très grand fan de James Bond."

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.