En conseil des ministres mercredi dernier, Emmanuel Macron a nommé dix-huit nouveaux préfets. C'est le plus vaste mouvement effectué au sein du corps préfectoral depuis 2017. Derrière ces nominations, trois objectifs : rajeunir, ouvrir et féminiser. Et promouvoir des fidèles du président.

Dix-huit nouveaux préfets ont été nommés par Emmanuel Macron mercredi dernier.
Dix-huit nouveaux préfets ont été nommés par Emmanuel Macron mercredi dernier. © AFP / JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

Remaniement, changements d'équipes à l'Elysée et dans les ministères et... remplacement de dix-huit préfets. L'été 2020 restera politiquement comme l'un des plus mouvementés du quinquennat. Passées presque inaperçues, ces nominations ont été annoncées par Emmanuel Macron, mercredi dernier en conseil des ministres. Dix-huit changements qui promeuvent des fidèles collaborateurs et collaboratrices du président. Autant de changements, censés donner plus d'efficacité et de rapidité dans l'exécution de la politique menée.

L'air de rien, sur son "nouveau chemin" avant la présidentielle, Emmanuel Macron a semé de nombreux cailloux. Le 3 juillet dernier, le plus visible, Jean Castex, c'était la surprise du chef à Matignon. Puis le gouvernement remanié. Équipe pléthorique de 42 ministres et secrétaires d'État. 

Pas du tout visible, mais essentiel, le Président a mis sa patte et nommé des proches dans les cabinets ministériels les plus influents. À Beauvau notamment et auprès du garde des Sceaux. 

L'Élysée aussi s'est retrouvé remaniée, avec le départ du conseiller Philippe Grangeon, hémisphère gauche du quinquennat, et la nomination pour la rentrée d'un nouveau directeur de la communication.

Des proches, des fidèles, pour aller plus vite dans l'exécution des lois, "il faut des résultats et que les Français les constatent".

D'où ce mouvement, le plus vaste jamais opéré depuis 2017 au niveau des préfets. Avec des fidélités récompensées : Jean-Marie Girier, pilier d'Emmanuel Macron lors de sa campagne, propulsé préfet à Belfort. Derrière ces nouveaux préfets : le souci de rajeunir le corps, de l'ouvrir et de le féminiser, comme Pascale Regnault-Dubois, première femme à prendre la tête des CRS.

Autant de "managers de terrain", comme le dit l'Élysée, sur lesquels le Président entend bien pouvoir s'appuyer.

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