Les troupes françaises sont intervenues ce matin face aux milices chrétiennes dans le nord de Bangui alors que la tension est montée d'un cran au gouvernement entre pro-Séléka majoritaires, chrétiens et anciens partisans de l'ex-président Bozizé.

Une semaine après un retour au calme relatif, la tension est de retour dans la capitale centrafricaine.

Les soldats français de l'opération Sangaris ont lancé à l'aube une opération militaire à Boy-Rabe, quartier nord de Bangui, bastion des milices chrétiennes "anti-balaka". Plusieurs blindés sont déployés sur la route menant à l'aéroport tandis qu'un hélicoptère survole la zone en permanence.

Montée des tensions au gouvernement

Le Premier ministre Nicolas Tiangaye, issue de l'ancienne opposition chrétienne au président Bozizé a lancé un nouvel appel au calme

Il faut préserver l'unité nationale et la concorde. C'est le socle du pays.

Un seul pays, un seul peuple

Ce dimanche, la discorde a éclaté au sein du gouvernement avec le limogeage de trois ministres et du directeur du Trésor. Une décision unilatérale du président Michel Djotodia, ancien chef de la Séléka.

Infographie opération Sangaris nord de Bangui
Infographie opération Sangaris nord de Bangui © IDE

La situation humanitaire reste critique à Bangui

Depuis la flambée de violences début décembre, 30.000 et 40.000 personnes s'étaient réfugiées justement près de l'aéroport, avec de nombreux blessés, sous alimentés face à des hôpitaux complets. Un seul établissement est vide. Son nom : l'hôpital de l'Amitié. Mais il ne peut pas fonctionner faute de sécurité, tout le personnel a fui.

"Des gens sont venus piller les médicaments" : Olivier Poujade, envoyé spécial de France Inter, s’est rendu sur place

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l'essentiel de Centrafrique : une mission française