Du funk, de la pop et des rythmes africains pour la clôture de la Fiesta des Suds à Marseille avec le concert évènement de Damon Albarn.

Damon Albarn avec Elsa Boublil
Damon Albarn avec Elsa Boublil © Radio France / Stéphane Capron

La Fiesta des Suds à Marseille a fêté dignement son 20ème anniversaire (et ses 10 ans de partenariat avec France Inter) avec le concert évènement du dernier projet de Damon Alban: “Honest Jon's Chop Up”. La vedette de la pop anglaise a rassemblé différents artistes pour créer un groupe éphémère qui s’est produit dans seulement quatre villes dont Marseille (le dernier concert sera donné mardi 1er novembre à Dublin). Un mélange de parfum de funk, de pop et de rythmes africains a enivré le public de la Fiesta pour cette dernière soirée avec le batteur nigérian Tony Allen, Flea, le bassiste des Red Hot Chili Peppers, la chanteuse ivoirienne Fatouma Diawara, Phil Cohran & Hypnotic Brass Ensemble, Shangaan Electro, M.anifest & Cheick Tidiane Seck, et le producteur de musique électronique Theo Parrish.

Interview au pas de charge

Avant le début du concert, c’est l’incertitude sur la façon dont les interviews avec Damon Albarn vont se dérouler. La pop star serait visiblement imprévisible. Deux médias ont l’exclusivité de l’interview : les Inrocks et France Inter. Damon Albarn arrive avec un peu de retard à 19h30. C'était le créneau prévu pour Inter. Le compte à rebours sera donc serré pour monter les interviews avant la diffusion du concert en direct à partir de 21h.

Les minutes passent. On patiente dans le couloir, la porte entrouverte laisse apparaître le visage de Damon, on tente une photo. Stop ! Il ne faut pas froisser l’artiste et mettre en péril notre temps précieux qui ne sera que de dix minutes ! Elsa Boublil et Mathieu Culleron attendent patiemment. Et la porte s’ouvre enfin. Pour photographier, il faudra négocier nous avait-t-on dit. En fait on rentre tous les trois dans la loge, chacun se présente. Damon sourire au lèvre nous accueille, engoncé dans son fauteuil, jouant sur ses genoux avec un sémillant coussin rouge.

Blur et Gorillaz, c’est fini !

L'interview d'Elsa Boulbil et de Matthieu Culleron

[![Partager](/sites/all/themes/fi_player_theme/img/spacer.png)](/player/embed-share?content=205669 "Intégrer ce player sur mon site") Elsa Boublil ouvre les hostilités en lui demandant pourquoi avoir créé un nouveau Honest Jon’s… « Pourquoi un autre parce que »….tente en français Damon avant de continuer en anglais. « C’est une belle opportunité de proposer à des musiciens qui ont un emploi du temps pas possible de passer un peu de temps ensemble pour quatre concerts. C’est un évènement social particulier ». Et après l’Afrique, lui demande Elsa ? « C’est une bonne question, j’aimerai explorer l’Inde, mes parents étaient tournés vers cette musique puis continuer à voir le monde dans son entier. Au fond toutes les musiques du monde m’intéressent». Puis Mathieu Culleron enchaîne sur ses projets futurs. Damon Albarn se livre. Il va se lancer dans un album solo dont certains titres sont déjà écrits. « Je travaille avec Richard Russell du label XL Recordings. Il vient de la rave, cet album sonnera très rave au sens début des années 90 ». Et le passé ? « On peut dire que Blur et Gorillaz font partis du passé. Je vais évoluer mais il y aura toujours des éléments de ces projets dans mes album ». Fin de l’entretien. Salut cordial et amical. Il est temps de se préparer pour le direct et le live. _Réécouter le concert :_