Depuis le 11 janvier, l'armée française est engagée au Mali, sur terre et dans les airs ;un engagement qui prendra fin, a déclaré François Hollande, quand le pays sera "stabilisé": depuis avril 2012, le Nord-Mali est occupé par des rebelles touaregs et des militants islamistes. Ils ont profité du chaos qui a suivi le coup d'Etat militaire du 22 mars à Bamako contre le président Amadou Toumani Touré pour prendre le contrôle du nord du pays. Après avoir joint leurs forces aux rebelles touaregs, les islamistes d'Ansar Dine, dirigés par Iyad Ag Ghali, et d'autres groupes djihadistes ont évincé le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA). Ils font appliquer la "charia" (loi coranique) à Gao, Kidal et Tombouctou, les principales villes de cette région désertique. Le Mali est paralysé par une double crise, l'offensive militaire des islamistes et des rebelles touaregs au Nord se juxtaposant à la crise politique née du coup d'Etat militaire du mois de mars à Bamako. Depuis mi-janvier, la France est entrée en guerre pour stopper les avancées des colonnes de pick-up d'islamistes en route vers Bamako. Fin janvier, l'ensemble des grandes villes du nord est sous le contrôle des armées française et malienne.

l'essentiel de Guerre au Nord-Mali