Que s’est-il réellement passé le 2 novembre 1979, à 15h15, porte de Clignancourt, à Paris ? Après une longue traque, le truand Jacques Mesrine meurt, au volant de sa voiture, sous les balles des policiers de l’antigang. Sa compagne, Sylvia Jeanjacquot, est grièvement blessée.

Pour le commissaire Robert Broussard, en charge de l’opération, il s’agit d’une intervention légitime, précédée de sommations et effectuée en état de légitime défense face à un individu particulièrement dangereux et déterminé.

Pour la famille de Mesrine, en revanche, il s’agit là d’une véritable exécution.

Dix jours après la fusillade, la fille aînée et la mère de Mesrine déposent plainte avec constitution de partie civile pour « assassinat ».

L’instruction est rouverte en mars 2000. Elle débouche sur un non-lieu, le 14 octobre 2004. Un non-lieu confirmé le 1er décembre 2005 par la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Paris.

Un pourvoi des proches de Mesrine est rejeté par la Cour de Cassation, le 6 octobre 2006.

Mise en ligne du dossier : Valeria Emanuele

Légitime défense?