Quand le vendeur ambulant Mohamed Bouazizi s'immole par le feu le 17 décembre 2010, personne n'envisage que cet acte individuel et désespéré deviendra le déclencheur d'une vague de révolution sans précédent dans le monde arabe. Après plusieurs manifestations d'opposition au régime de Ben Ali, Michèle Alliot-Marie alors ministre de l'Intérieur ne prend pas la mesure du mouvement révolutionnaire et propose devant les députés français de mettre à la disposition de Ben Ali "le savoir-faire qui est reconnu dans le monde entier de nos forces de sécurité". Le 14 janvier, Ben Ali est contraint de fuir Tunis, la France refuse son exil, il atterrira en Arabie Saoudite après 23 ans de pouvoir sans partage.

L'élection de l'Assemblée constituante tunisienne du 23 octobre 2011aboutit à la victoire des islamistes modérés du parti Ennahda de Rached Ghannouchi. Le 12 décembre, la nouvelle assemblée élit Moncef Marzouki à la tête de la présidence tunisienne. L'ancien opposant à Ben Ali et nouvel allié des islamistes modérés utilise Twitter pour livrer son premier message à son peuple "Merci beaucoup de m'avoir accorder votre confiance. je ferai tout pour être à la hauteur. Vive la #Tunisie", le message est symbolique malgré la faute d'orthographe, qui elle aussi restera dans l'histoire.

Moncef Marzouki est l'invité exceptionnel de Bernard Guetta et de Patrick Cohen dans le7/9, le vendredi 13 janvier à 8h20.

La démocratie tunisienne
La démocratie tunisienne © Reuters
l'essentiel de La révolution tunisienne, un an après