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L’ancien militant d’extrême-droite Maxime Brunerie, condamné à 10 ans de prison, le 10 décembre 2004, pour avoir tenté de tuer le président de la République Jacques Chirac le 14 juillet 2002 lors du défilé militaire le long des Champs-Elysées, se confie au micro de France Inter.

Libéré le 3 août 2009, Maxime Brunerie a, depuis, refait sa vie.

Agé de 34 ans, il a passé son BTS de gestion en prison, et s’est lancé dans l’achat et la vente de livre de collection. L’homme a tourné la page de ses années passées au sein de la mouvance radicale d’extrême droite et néo-nazi (PNFE, GUD, Unité radicale –dont il n’a pas été adhérent–, MNR de Bruno Mégret…)

Aujourd’hui, Maxime Brunerie révèle avoir pris sa carte d’adhérent au Modem le 12 juillet dernier, et se dit prêt à militer pour le parti centriste de François Bayrou dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012. Mais le président du Mouvement démocrate a répliqué ce matin, en affirmant que l'homme n'a pas sa place dans son parti. « Au MoDem, on n'entre pas comme dans un moulin », a déclaré François Bayrou.

L’ancien militant d’extrême-droite brosse également le portrait d’Anders Behring Breivik, l’auteur des attentats en Norvège, dont la planification criminelle et le côté « froid, inhumain et sans remords » l’inquiète particulièrement.

Enfin, Maxime Brunerie revient sur ce fameux 14 juillet 2002, qui n’était « pas un attentat politique, mais un acte purement narcissique et désespéré », et s’insurge de ses conditions « horribles » de détention.

Entretien : Benoît Collombat - Mise en ligne : Valeria Emanuele

Photo : Maxime Brunerie, au moment de son arrestation le 14 juillet 2002 © Xavier Lhospice/Reuters

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