Renaud Van Ruymbeke et Bernard Bertossa dénoncent "l'hypocrisie" de la France.

Avant le sommet du G20, samedi prochain à Washington, censé jeter les bases d’une réforme du système financier international : gros plan sur les paradis fiscaux sur France Inter.

Dans un discours, le 15 octobre dernier à Bruxelles, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a appelé à « l’élimination des zones d’ombres » de la finance internationale.

A Strasbourg, le chef de l’Etat a également épinglé le Luxembourg, considéré comme un paradis fiscal : « On ne peut pas se battre à l’extérieur de notre continent contre certaines pratiques, et les tolérer sur notre continent », a déclaré Nicolas Sarkozy.

Même tonalité du côté du Premier ministre, François Fillon, pour qui « ces trous noirs ne doivent plus exister. Leur disparition doit préluder à une refondation du système financier international. »

« Nous ne pouvons plus accepter que des Etats prospèrent sur la fraude, a également déclaré le ministre du Budget, Eric Woerth, lors de la réunion à Paris, en octobre dernier, de 17 pays membres de l’OCDE. Nous ne pouvons plus tolérer que l’image du système financier international soit vérolée par des poches d’opacité, du secret excessif, d’absence de régulation. »

Qu’en pensent les magistrats chargés de lutter contre l’argent sale de la corruption ?

l'essentiel de Paradis fiscaux : les trous noirs de la finance mondiale