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Quatre associations viennent de déposer une plainte auprès de l’OCDE (par le biais de ses « points de contacts nationaux » français, belge et luxembourgeois), afin de dénoncer l’impact environnemental et les conditions de travail dans les plantations de palmiers à huile de la SOCAPALM (Société camerounaise de palmeraies), au Cameroun.

Cette plainte, intitulée « circonstance spécifique » selon les termes juridiques exacts, vise « les violations graves et répétées des principes directeurs de l’OCDE » dans ces plantations par le groupe Bolloré et ses partenaires : la société belge Financière du champ de Mars et les sociétés luxembourgeoises SOCFINAL et Intercultures.

De son côté, Bolloré estime qu’en tant qu’« actionnaire minoritaire », il n’est « pas gestionnaire de la Socapalm . » Pour Dominique Lafond, directeur général de la branche Afrique : « Bolloré en Afrique est une entreprise citoyenne. »

Cette action est engagée par l’association Sherpa (qui a notamment participé à l’action judiciaire dans le dossier dit des « biens mal acquis »), l’association caritative de l’église catholique allemande Misereor, et deux organisations camerounaises de défense de l’environnement : le Centre pour l’environnement et le développement (CED) et la FOCARFE (Fondation camerounaise d’actions rationalisées et de formation sur l’environnement).

Mise en ligne : Valeria Emanuele

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l'essentiel de Plainte auprès de l’OCDE contre Bolloré et ses partenaires