Les contribuables qui ont caché de l'argent à l'étranger vont être confrontés à l'échange automatisé d'informations entre banques

Cacher son argent à l'étranger devient de plus en plus compliqué
Cacher son argent à l'étranger devient de plus en plus compliqué © Sipa / Xavier Vila

Les différents pays du monde n'auront bientôt plus de secrets fiscaux entre eux. C'est du moins l'objectif affiché par cette mesure qui entre en vigueur ce 1er janvier : l'échange automatique de données bancaires qui permettra, par exemple, à la Suisse de transmettre à Paris les noms des clients français qui ont des comptes dans les banques suisses.

Les banques de 50 pays, dont la France, ont désormais l'obligation de communiquer à leurs administrations fiscales les informations sur les comptes à l'étranger de leurs ressortissants. 40 pays supplémentaires seront concernés en 2018.

Pour Michel Taly, avocat fiscaliste passé par les services de Bercy, ça change pas mal de choses dans la lutte contre le blanchiment. Il répond à Maxime Debs.

Un contribuable qui a un compte cache dans un autre pays a beaucoup plus de chances de se faire prendre

Et contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, la mesure va profiter également aux pays qui abritaient jusqu'ici des comptes non déclarés. En Suisse par exemple, le canton de Genève a reçu en 2016 plus de 2 000 demandes de régularisation concernant des avoirs détenus hors Suisse : comptes bancaires, placements financiers ou immobiliers.

► POUR EN SAVOIR PLUS | 1er janvier: les bonnes (et moins bonnes) surprises de 2017

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.