C'est sans doute la mesure la plus impopulaire prise ces derniers mois par le gouvernement. La réduction de la vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire. Pour répondre aux départements qui réclament une application différenciée, l'Observatoire Interministériel de la Sécurité Routière a sorti hier un nouveau rapport.

Les panneaux 80 km/h fleuriront sur les routes en juillet 2018
Les panneaux 80 km/h fleuriront sur les routes en juillet 2018 © AFP / Nicolas Tucat

Faire du cas par cas et ne pas appliquer la mesure des 80 km/h sur les routes principales, bien entretenues, confortables, qui paraissent les plus sûres, voilà l'idée que ce rapport combat. Statistiques de 2012 à 2016 à l'appui, ils démontrent qu'au contraire, ce sont ces axes qui sont les plus meurtriers, et sur lesquels les automobilistes font le plus d'excès ou d'erreurs. Ce sont sur les 20% des routes bidirectionnelles, sans séparateur central, les plus empruntées que l'on compte 55% de la mortalité routière. 

Aucun département n'échappe à la règle

Pour la sécurité routière, c'est donc sur ces axes que la mesure de réduction de la vitesse sera la plus efficace. Sur ces routes bidirectionnelles, la vitesse excessive est la principale cause des accidents, encore davantage que sur le reste du réseau. En particulier chez les 18/24 ans et les 25/34 ans. Les causes d'accidents sur les routes bidirectionnelles :

  • Vitesse excessive ou inappropriée
  • Alcool (davantage chez les 25/44 ans)
  • Dépassement dangereux 
  • Malaises (surtout chez les 75 ans et plus)
  • Inattention et téléphone
  • Stupéfiant

Les accidents sans tiers prédominent, 38%, suivis des chocs frontaux, 28%

Les victimes

Sur la période 2012/2016, 9579 personnes ont perdu la vie sur ces routes. 62% sont des automobilistes et 17% des motocyclistes. 38% de ces victimes avaient moins de 35 ans.

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