En Suisse, le forum de Davos réunit 3000 participants, à quelques jours de l’investiture de Donald Trump. Et la tendance, contre toute attente, est à l’optimisme.

A Davos, les grands patrons du monde entier se disent plus optimistes, malgré des réserves
A Davos, les grands patrons du monde entier se disent plus optimistes, malgré des réserves © AFP / FABRICE COFFRINI / AFP

Donald Trump sera, dès vendredi 20 janvier, le nouveau président des Etats-Unis et le Brexit s’annonce dur : pourtant, selon le résultat d’une étude PriceWaterHouseCoopers, le contexte n’entame pas le moral des patrons du monde, qui restent optimistes.

Dans la station alpine, quadrillée par une sécurité à 9 millions d’euros, les PDG ont de l'espoir : parmi les 1400 interrogés, tous sont plus optimistes que l’an dernier. Plus de la moitié veut embaucher… et 38% estiment que leur activité va se développer, contre 35 % il y a un an.

►►►(En anglais) LIRE | L'étude de Pricewaterhousecoopers

Les Etats-Unis arrivent en tête des pays où investir

Les Etats-Unis arrivent en tête des pays où investir et la Grande- Bretagne gagne du terrain. Un résultat pas si surprenant pour Bob Moritz, président de PricewaterhouseCoopers : "D’autre pays voient leur potentiel de croissance baisser. Ils n’ont pas tenu toutes leurs promesses, voilà pourquoi les investissements vont vers les Etats-Unis ou la Grande Bretagne. Eux, ont beaucoup de consommateurs, ils sont résilients, ils innovent. Actuellement le bas cours de la livre anglaise donne même envie à beaucoup de gens d'y construire de nouvelles usines !".

Mais partout dans le monde, plusieurs choses inquiètent encore les patrons : économie encore fragile, trop de régulation…et un autre risque gagne du terrain : "Le protectionnisme inquiète ! Selon notre étude c’est vu comme un risque moins important, mais il progresse aujourd’hui. Avec l’élection aux Etats-Unis et la certitude que la première ministre britannique va bien faire sortir son pays de l’union, tout ça peut faire encore augmenter ce risque. »

La mondialisation n’est plus forcément heureuse pour ces patrons, qui remarquent la montée des inégalités. PricewaterhouseCoopers, accusé d’y participer en aidant l’évasion fiscale dans l’affaire Luxleaks, plaide non coupable…mais reconnaît tout de même qu’il faudrait revoir le système.

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