Passagers de bus
Passagers de bus ©

Deux mois après la loi Macron, qui autorise les cars à transporter des passagers d'une ville française à une autre, le bilan économique est positif : 700 emplois créés et plus de 250 000 passagers. Mais il inquiète sur les rails, qui souffrent de la concurrence.

À quelques mois de la COP21, l’idée n’était pas de faire passer tous les voyageurs du train au bus diesel mais de créer une nouvelle demande. Sauf qu'il y a tout de même un effet d'aubaine... Et que les cars roulent aussi sur les plates-bandes des chemins de fer .

Le train concurrencé par le bus

Les opérateurs l’admettent : les lignes qui fonctionnent le mieux pour l’instant sont les lignes où il existait déjà un autre mode de transport (Paris-Lille par exemple ou Paris Nantes). Les lignes transversales sont encore peu prisées, alors que sur ces trajets les cars ont peu de concurrence.

Le patron de Transdev, et des bus Isilines, va plus loin. Selon lui, "ce n’est pas une bataille à armes égales . Au vu des coûts, les trains régionaux et Intercités n’ont pas les moyens de résister". De quoi inquiéter des présidents de régions : ils craignent de voir leurs passagers de trains régionaux préférer le bus . Du coup, pourquoi continuer à payer pour le rail ?

Le gendarme du ferroviaire et des cars, l’ARAF part lui d’une hypothèse de travail : 70 à 80% des passagers de cars auraient autrement pris le train.

Bercy et la SNCF continuent pourtant de l’affirmer, cars et trains seraient complémentaires. Avec Ouibus, l’opérateur ferroviaire espère surtout concurrencer les voitures. Le ministère rappelle que les cars en Allemagne n’ont pas entraîné de report massif vers la route.

Créations de lignes de bus en France
Créations de lignes de bus en France © Ministère de l'Économie
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