plus l’on tarde à agir contre le réchauffement climatique, plus le coût sera élevé, selon le giec
plus l’on tarde à agir contre le réchauffement climatique, plus le coût sera élevé, selon le giec © reuters

Le réchauffement climatique inquiète et sera d'ailleurs au cœur de la grande conférence COP21 en fin d'année à Paris. En attendant, les scientifiques analysent les efforts à faire, et constatent parfois que certains fonctionnent assez facilement...

Dernier jour pour les 2 000 scientifiques réunis depuis mardi à Paris pour une conférence internationale sur le climat à l'UNESCO. Certes, le contexte n'est pas idéal, en pleine prise de conscience générale des enjeux écologiques... Mais l'ambiance est loin du catastrophisme. On y parle beaucuop des solutions pour limiter la hausse des températures, et il y a même de bonnes nouvelles, comme celle-ci : le monde a réussi à consommer moins d'énergie fossile...

Écoutez le reportage de Nathalie Fontrel

Trouver l'équilibre entre écologie et économie

Depuis le début du siècle, les émissions de gaz à effet de serre croissent de 2 à 3 % par an. La croissance économique des pays émergents dont la Chine a largement contribué à cette augmentation. Mais d'après les dernières données, il y aurait un répit... Pas une baisse, mais une stagnation des émissions entre 2013 et 2014.

On imagine que c'est dû à la crise, mais en fait, pour le climatologue Jean Jousel, les causes sont plutôt rassurantes...

C'est pour moitié grâce à l'efficacité énergétique, pour moitié grâce aux énergies renouvelables... Et pour la première fois, sans compromettre le développement économique...

Cette pause dans les émissions de gaz à effet de serre ne garantit pourtant pas une baisse dans les années à venir. L'économie a besoin d'énergie pour produire de la richesse, et le problème c'est que cette énergie est encore otage des combustibles fossiles émetteurs de carbone.

La commission mondiale sur l'économie et le climat estime que l’économie mondiale doit aujourd'hui réduire cette intensité carbone de 5 % par an pour limiter la hausse des températures à 2°C : c'est l'objectif de l'ONU.

Le rythme actuel est inférieur à 1,5%. Encore un effort...

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