Monaco, son rocher... et ses records immobiliers. Alors que se dessine une nouvelle extension sur la mer, il est difficile de l'expliquer par la seule pression démographique.

La tour Odéon en chantier, à Monaco, en 2013. En 2015, il s'y serait vendu l'appartement le plus cher au monde, à 300 millions d'euros.
La tour Odéon en chantier, à Monaco, en 2013. En 2015, il s'y serait vendu l'appartement le plus cher au monde, à 300 millions d'euros. © AFP / VALERY HACHE

Monaco est certes le deuxième plus petit État au monde, après le Vatican, mais Monaco grossit. La principauté, qui occupait 1,9 km2 en 2005, dépasserait les 2 km² aujourd’hui. Pour une ville coincée entre la France et la mer, les possibilités d’extensions n’étaient pas légion. C’est donc sur la mer que la cité-État a gagné.

Et c'est qu’elle s’apprête à faire de nouveau, avec le projet de créer 60 000 m² supplémentaires habitables.

Un tout petit marché qui pèse très lourd

La croissance de la population monégasque n’est sans doute pas à l’origine de l’incroyable pression immobilière enregistrée sur le Rocher. Entre 2006 et 2015, la population des « nationaux » n’a crû que de 9%. Sur la même période, le montant moyen des transactions immobilières, lui, a été progressé de 60% dans l’ancien et de 300% dans le neuf.

D’où, sans doute, un bon potentiel pour les professionnels de l’immobilier, dont l'activité représente 8% du PIB de la principauté.

La course à la démesure

Seul hic, l'offre n'est pas extensible à l'infini. Ce qui se ressent dans la part des logements neufs dans le nombre de ventes immobilières à Monaco. A peine 7,5%, faute de foncier disponible. D'où, aussi, un revirement stratégique sensible des professionnels qui, si l'on en croit l'institut de statistique monégasque, privilégient désormais des projets "de plus en plus luxueux".

Dans son rapport 2015, l'Imsee précise que "huit appartements vendus, dont la superficie est connue, faisaient plus de 300 m2 dont deux plus de 600 m2". Depuis 2012, le nombre de ventes à plus de 10 millions d'euros a été multiplié par 5,5.

ECOUTEZ Le Zoom de la rédaction : Monaco va encore rogner sur la mer

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