Plusieurs mesures de l'accord commercial entre le Canada et l'Union européenne entrent en application provisoire ce jeudi. Mais pour quels bénéfices de chaque côté ?

Des manifestants anti-CETA estiment que l'accord est un "cheval de Troie"
Des manifestants anti-CETA estiment que l'accord est un "cheval de Troie" © Reuters / Leonhard Foeger

Étrange destin que celui du CETA, "l'Accord économique et commercial global" entre ces deux grandes puissances : il doit encore être ratifié par 38 assemblées européennes (un processus qui prendra des années) mais va déjà s'appliquer, certes partiellement, mais très concrètement ce jeudi.

Parmi les chapitres exclus pour le moment, tout ce qui ne relève pas de la compétence exclusive de l'Union européenne mais des droits nationaux. Notamment les (très controversés) tribunaux d'arbitrage pouvant permettre, en théorie, à une multinationale de porter plainte contre un État.

Le traité va en revanche être appliqué dans la plupart des domaines qu'il couvre, en particulier avec la suppression de 98 % des droits de douane entre le Canada et l'Union européenne. Pour cette dernière, le CETA va augmenter le PIB global de 2 milliards d'euros par an, une goutte d'eau dans le PIB total de 2015, estimé à 14.600 milliards d'euros. Et selon les domaines, c'est un camp ou l'autre qui est avantagé par le projet.

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